Maltraitée par la vie

Dans ce portrait authentique réalisé par le boxeur Pissaco, dit Paquito-le-tueur, les exégètes de l’art, qui n’ont aucune considération pour le « vulgum pecus », n’y ont vu que la synthèse d’un cubisme analytique, alors qu’il s’agit du constat objectif de la violence que l’ex-champion déchu faisait subir à ses compagnes, auxquelles il mettait « la tête au carré » après chacune de ses nombreuses et irrémédiables défaites. Pour notre part, nous y verrions plutôt le portrait d’un ananas.

Talent caché

L’ancien boxeur d’origine mexicaine Paco Pissaco, dit Paquito-le-tueur, n’était pas seulement la brute que l’on a connue sur les rings d’Amérique latine. Celui que l’on avait, à juste titre, surnommé « Le Cogneur des arènes » pratiquait assidument la peinture du dimanche. Sa technique était très maladroite et aurait gagné à être grandement améliorée. Malheureusement aujourd’hui tous ses tableaux, certes sans aucune valeur, ont été détruits. Sa veuve (et huitième femme), qui était dans le besoin, s’en est servie de bois de chauffage. Il n’en reste qu’une photo, un portrait dont le titre assez énigmatique était « Rêve » ou « Rêverie ».

Étrange

Dans les pages suivantes, va être présenté le travail de notre photographe « américain », sous forme d’une série de portraits, sans a-priori, sur les populations d’origines étrangères dans nos grandes villes. Ce gentleman était au contrôle d’entrée du musée du Quai Branly à Paris.

Portrait de l’artiste …

… En tenue de travail. Nos reporters l’ont rencontré dans son habitat troglodytique, une grotte-atelier qui domine la confluence de la Garonne et du Tarn. Il nous y a reçus en toute simplicité. Les admirateurs (ils sont nombreux) du maître de l’art rupestre, seront intéressés de savoir qu’il est gaucher. La photo a été prise par un célèbre photographe d’origine américaine ayant pris sa retraite dans le sud-ouest de la France et qui, quoique âgé, a toujours bon pied bon œil.

Faux authentique

Cette peinture de cerf qui se trouve dans la grotte de Cañaica Del Calar, près de Murcie en Espagne, est datée de 10 000 à 7000 ans avant notre ère et appartient à l’art rupestre du Levant espagnol, essentiellement constitué de peintures dans des abris rocheux éclairés par le jour. Son appellation lui vient de sa localisation dans la partie orientale de la péninsule ibérique, où on a dénombré plus de sept cents sites. Cette image n’est pas une photo in situ, qui est inaccessible, mais une « évocation d’artiste », suivant un procédé dont l’auteur garde jalousement le secret.