Reconversion prometteuse

L’ex-boxeur Pissaco a quitté les clameurs de l’arène pour se reconvertir dans la fabrication de vélos. Ayant entendu parler d’un célèbre artiste d’origine espagnole qui avait transformé un vélo en taureau, il a eu l’idée inverse, et reconnaissons-le peu banale, de transformer un taureau en vélo. Nous avons eu la primeur de photographier son prototype, qui, quoique rustique, ne manque d’une originalité certaine. Toutefois, à notre avis, le modèle mériterait un adoucissement des formes, surtout pour séduire la clientèle féminine.

L’inculpé

Cette photo de l’ex-boxeur Paco Pissaco provient des archives de la Police nationale, à l’époque on disait la Sureté, où le quidam avait été arrêté pour, d’après le PV, « ébriété sur la voie publique, violence en réunion, port d’arme sans permis, proxénétisme et détournement de mineure », tout ça dans la même soirée. Il était temps qu’il quitte le milieu sportif qui avait une mauvaise influence sur lui.

Le vieux sage

Il était sûrement là bien avant notre arrivée. Si nous pouvions comprendre son langage muet, nous entendrions d’étranges et mystérieuses histoires sur la vie du jardin. Avec son léger sourire, il semble prendre les choses avec philosophie, d’autant plus qu’il y a un nid de guêpes enterré à ses pieds. Je n’ai ni son courage, ni son « insensibilité ».

L’homme-arbre

Le tronc de cet arbre, dans la forêt d’Anaïs a, avec ses yeux décalés, quelque chose de Picasso. S’il était signé du maître hispano-franco-andalou, il pourrait largement payer les travaux d’entretien de la maison. Les sourcils et la bouche ont été ajoutés par votre serviteur, ce qui, évidemment, ne lui apporte pas une grande valeur ajoutée. Que les amis des arbres se réjouissent, ce magnifique peuplier est en pleine santé et trône majestueusement à l’orée du bois. Depuis que je l’ai « découvert », j’ai l’impression que quelqu’un me regarde.

Maltraitée par la vie

Dans ce portrait authentique réalisé par le boxeur Pissaco, dit Paquito-le-tueur, les exégètes de l’art, qui n’ont aucune considération pour le « vulgum pecus », n’y ont vu que la synthèse d’un cubisme analytique, alors qu’il s’agit du constat objectif de la violence que l’ex-champion déchu faisait subir à ses compagnes, auxquelles il mettait « la tête au carré » après chacune de ses nombreuses et irrémédiables défaites. Pour notre part, nous y verrions plutôt le portrait d’un ananas.