Autoportrait d’un maître

Egon Schiele (1890-1918), l’un des plus grands dessinateurs du XXème siècle. Mort à l’âge de 28 ans de la grippe espagnole qui ravagea l’Europe plus cruellement que la Première guerre mondiale. Schiele avait la réputation d’un artiste excentrique et scandaleux, impitoyable dans ses relations avec lui-même, comme avec autrui, intransigeant dans son travail et sans retenue dans la conduite de sa vie. Il exerça son art à Vienne,capitale de la monarchie austro-hongroise déclinante et laboratoire de la fin d’un monde, qui était la scène idéale pour le développement de la psychanalyse, comme outil d’exploration de l’inconscient et du refoulement dans l’âme humaine.

En action

C’était une randonneuse mignonne et sympa. Elle était toujours d’attaque et avait l’appréciable qualité de ne pas parler pour ne rien dire. Lorsque nous avions un coup de fatigue, nous la laissions passer devant pour apprécier le balancement rythmé de son joli popotin, ce qui nous redonnait du courage. Un inoubliable souvenir de randonnées.

On se pose

À l’heure de midi, au début d’un été qui sera caniculaire. C’est presque une photo d’antiquité, la chaise a été récupérée dans une poubelle qui débordait sur la voie publique. C’est interdit, mais c’est devenu un rituel à Montpellier, à la fin de l’année universitaire, les étudiants se débarrassent dans les rues de leurs modestes meubles, plus ou moins déglingués. Avec un peu de chance et en fouillant les poubelles, on peut y trouver ce qu’on cherche.

Nostalgie vintage

Après « Kodak », une autre marque iconique « VéloSolex », qui pour nous sont liées. Cela nous rappelle le temps où jeune apprenti-photographe, après avoir mis notre kodak dans le sac, nous enfourchions notre solex pour partir en reportage en vue d’improbables articles dans la feuille de chou locale.

Belle mécanique

Créée en 1881 par George Eastman, la firme Kodak a diversifié ses activités dans la photographie, le cinéma, la bande magnétique et l’impression numérique. Jusqu’au milieu des années 1960, Kodak qui employait 80 000 personnes dans le monde, a mis au point la photo numérique dès 1975 et à la même période fournissait des bande magnétiques pour l’enregistrement audio analogique et les sauvegardes de sécurité des données numériques. Mais Kodak a raté le virage numérique, en n’anticipant l’arrivée des appareils numériques dont la mémoire interne a remplacé la pellicule. Dès 2004 la firme a délaissé son activité historique liée à la photo argentique pour se concentrer sur la technologie numérique dans la photo et le cinéma, mais sans grand succès. En 2012, l’entreprise était menacée de faillite et a déposé le bilan.

Clic-Clac merci Kodak

Inventeur et industriel américain, George Eastman (1854-1932) a été un pionnier dans la fabrication des matériaux photographiques. En 1888 il commercialise son premier appareil photo, une boîte de dimensions 16,5 x 9 x 8,3 cm, avec un objectif ouvrant à F:9 et muni d’un obturateur s’armant avec un ficelle qui fonctionnait à une vitesse de 1/20 de seconde. L’appareil vendu au prix de 25$, était chargé avec un film en rouleau de 100 vues rondes de 65 mm de diamètre. Le film terminé, l’appareil était renvoyé à l’usine pour être développé. Les tirages photo étaient retournés au photographe avec l’appareil prêt à l’emploi pour de nouvelles prises de vues. « Appuyez sur le bouton, nous faisons le reste », tel était le slogan publicitaire de la firme Kodak qui a détenu pendant des décennies un quasi monopole dans l’industrie des appareils et films photographiques pour une clientèle d’amateurs.

Avant le débarquement

Ce tableau intitulé « Femme nue sur une plage normande », peint par Picasso au printemps 1944, a fort déplu au général Eisenhower, commandant en chef des forces alliées qui devaient débarquer en Normandie le 6 juin. Il lui reprochait, d’une part de donner des informations aux allemands sur la date et le lieu du débarquement, d’autre part de risquer d’amoindrir la combativité des soldats, enfin par son caractère lascif, de perturber les plans secrets mis au point par les états-majors. C’est l’avis d’un militaire puritain qui ne devait pas grimper aux rideaux avec sa légitime épouse Mary-Geneva dite « Mamie »(sic). Churchill qui se contentait de ses rations de whisky, s’en moquait, par contre de Gaulle, qui n’était pas bégueule, appréciait cette œuvre « au nom de la grandeur de la France ».

Brève rencontre

Ce fut bonjour-au revoir. Nous avons en effet pu rencontrer le maître Picasso qui, en toute simplicité, vint lui-même nous ouvrir la porte. Mais le grand artiste tenait une sacré cuite et nous ne pûmes obtenir que quelques borborygmes péremptoires, avant qu’il ne parte brusquement à la poursuite de sa « bonne à tout faire » qui en paraissait ravie, si l’on en croit ses hurlements d’extase en portugais, car elle parlait aussi cette langue, quoique difficilement.