Rétrospective

Le célèbre peintre britannique David Hockney (1937-2026), vient récemment de nous quitter pour le bien mérité paradis des artistes. Au cours de plus de 60 ans de carrière, son intense créativité a sublimé un style néo-classique dans les domaines du portrait, du paysage (intérieur ou extérieur), de la nature morte, du décor de théâtre ou d’opéra. Il a utilisé avec brio tous les médias graphiques de son temps : crayon, encre, fusain, eau-forte, huile, aquarelle, acrylique, appareil photo, photocopieur, ordinateur, imprimante, tablette numérique, etc… pour créer une œuvre non conventionnelle qui aura durablement marqué l’art contemporain de notre époque. En 2024, nous avons eu la chance de voir à la Fondation Louis Vuitton la grande rétrospective, où plus de 400 tableaux et dessins ont été exposés. Les reflets moirés de ses piscines restent dans les mémoires.

L’artiste et son œuvre

Rétrospective du travail de David Hockney en 1988 au County Museum of Art de Los Angeles. Il y avait déjà vingt ans que l’artiste avait commencé à connaître une renommée internationale. Nous l’avions découvert quelques années auparavant, lors d’une assez modeste exposition à Londres, et avions alors tout suite été séduits par ses images. Le temps nous a donné raison.

Le dernier combat

Ils se retrouvèrent au sommet de la falaise et s’empoignèrent violemment. Les deux adversaires étaient de première force, mais le détective était gêné par la cape qu’il avait dû revêtir en début de soirée pour se rendre au bal d’une obscure comtesse serbo-croate, certes dotée de charmes indéniables, et le colonel était avantagé par sa musculature de lutteur. Une lune blafarde éclairait la nuit et à plusieurs dizaines de mètres sous leurs pieds, le ressac venait battre contre le rocher de « La Dent creuse », dont le secret, à ce jour, restait entier.

Créature mutante

Les entomologistes que nous avons consultés sont formels, cette étrange bestiole, pourvue de quatre yeux, tient à la fois, du papillon, de la guêpe et de la fourmi. Autant dire de trois ordres d’insectes qui, jusqu’à présent, n’étaient pas compatibles, mais avec les effets du changement climatique, on ne sait pas ce que l’avenir de la planète nous réserve. Même chez les humains, il commence à y avoir des mutations inquiétantes. Les élucubrations de la science-fiction vont devenir une réalité et sont vraisemblablement pour demain.

Esquisse au petit-déjeuner

Résultat des cogitations nocturnes et test d’un nouveau médium (le pastel à l’huile ou dit gras), sans appui sur un dessin à la plume préalable. C’est agréable au niveau de l’application des couleurs mais pas très satisfaisant au niveau graphique. L’excuse – s’il devait y en avoir une – c’est que le dessin a été fait sans lunettes, donc… À voir pour la suite.

Autre « nature morte »

La valeur pédagogique de la nature morte a été cautionnée, depuis des siècles, par de nombreux grands artistes de la peinture occidentale et reste une discipline de prédilection dans les écoles et académies de peinture. Outre ses indéniables qualités techniques par le choix des objets, la composition, la lumière, l’harmonie des couleurs, la « nature morte » a, aujourd’hui où le monde se dématérialise, une vertu supplémentaire, celle de la réalité.

À propos de « nature morte »

Quand ils traitent de la nature morte, les auteurs d’ouvrages sur l’art de peindre, citent souvent Vincent Van Gogh qui, dans une lettre à son frère Théo, disait qu’il lui aurait fallu louer des modèles, mais qu’il n’avait pas d’argent et que le mieux pour en gagner, était de donner des leçons de peinture, en commençant par enseigner la nature morte, qui était le meilleur modèle et la meilleure initiation. Cela me rappelle les cours de dessin au collège des « bons » pères jésuites, où un professeur, méritant mais irréaliste, s’efforçait, pendant deux heurs, de faire dessiner à une classe d’adolescents rétifs et boutonneux une « nature morte » se composant d’un balai posé sur une chaise (sic). C’était loin d’être passionnant, en général je bâclais le sujet en 1/4 h, avant de m’éclipser discrètement au milieu du charivari général.

Harmonie des formes

Ah l’éternel féminin ! Plume et encre de Chine sur papier ordinaire. Après quelques mois de tâtonnement et d’errance, sans grande réussite, dans plusieurs médiums de mise en couleurs, le retour aux sources est stimulant. Les lecteurs attentifs, qui ont bonne vue, auront noté qu’elle a un grain-de-beauté sur la fesse droite.