
Technique expérimentale. Comme l’énonce le dicton : « C’est en forgeant qu’on devient forgeron ». À voir, affaire à suivre ou sans lendemain ?

Technique expérimentale. Comme l’énonce le dicton : « C’est en forgeant qu’on devient forgeron ». À voir, affaire à suivre ou sans lendemain ?

… et authentique en Provence. Là où le touriste « estranger » ne voit qu’une masure folklorique, dans l’agencement hétéroclite de la toiture qui pourrait laisser croire que ce patchwork de tuiles est un savant assemblage destiné à flatter son goût artistique et à valoriser ses photos (prises au smartphone). Ce n’est que le témoignage d’une époque à jamais révolue. Pour travailler en ce moment sur ma toiture, je peux vous dire que, heureusement, elle ne ressemble pas à ça.

« … Tout seul sur la colline l’homme au sourire idiot est parfaitement tranquille ».
Cette célèbre chanson aux paroles presque aussi débiles que le sourire du crétin qui les a écrites est attribuée à tort aux Beatles, alors qu’elle a été créée par Badfinger, un groupe de rock depuis longtemps oublié, mais qui en 1971 avait été produit par George Harrison, lequel s’était aussi fendu pour cet album d’un morceau de guitare, dont les nostalgiques connaisseurs de la musique pop-rock de cette époque prétendent se souvenir encore. Si dans une soirée bon chic bon genre de la gauche-caviar, vous sortez cette information, cela devrait vous valoir la considération de l’assistance qui sera ainsi persuadée que vous aussi avez eu une jeunesse révolutionnaire, sans compter les regards énamourés et lubriques des momies qui se gargarisent à l’eau de Cologne.

C’est la dernière image du vieux cargo, avant qu’il ne disparaisse dans le détroit d’Ormuz. Sa cargaison de balais et d’ustensiles de ménage domestique n’était pourtant pas stratégique.

Ainsi que les éminents et très érudits archéologues qui, lors de leurs fouilles dans les contrées lointaines de la vallée du Nil en Égypte ou des plateaux ventés de Mésopotamie, découvrent des vestiges alimentaires à partir desquels ils parviennent à élucider les us et coutumes des mystérieuses civilisation de l’Antiquité. À l’occasion de l’exploration récente de notre cave, nous avons découvert un pot de confiture d’un âge vénérable et de plus périmé depuis plus cinq ans, que nous n’avons pas hésité à goûter. Notre verdict est formel, c’est bien de la châtaigne, certes peu goûteuse mais non avariée, donc mangeable. Nous nous y employons, car même si nous ne sommes pas férus de confiture, nous ne laisserions à personne d’autre le privilège de consommer ce témoignage du passé.

Sur cette photo extraite d’un film de 1955, on voit James Stewart, en tenue d’entraîneur d’une équipe de base-ball dans le stade de St-Louis, regardant passer un bombardier Convair B-36. Cet énorme avion d’une masse de 100 tonnes et d’une envergure de 70 m, équipé de 6 moteurs à piston et de 4 turbo-réacteurs additionnels, n’atteignait une vitesse de croisière de seulement 350 km/h. Il était obsolète dès sa mise en service en 1949. Pour la petite histoire, le célèbre acteur s’est engagé dans l’armée de l’air américaine en 1941, avant même l’entrée en guerre des USA, il a été pilote de bombardiers, envoyé au combat en Europe. Il a quitté le service actif en 1946, en restant dans la réserve. Il a continué à servir lors des guerres de Corée et du Viêt-Nam. Il a pris sa retraite militaire en 1966 (à l’âge de 58 ans) avec le grade de général de brigade.

Le célèbre professeur Philipp Mortimer a lui aussi pris sa retraite dans le sud de la France, plus précisément en Provence, où il vit paisiblement dans un modeste mas. En dépit de son grand âge, il a gardé toute sa vigueur physique, sa dame de compagnie, qui doit se défendre de ses assauts libidineux, en sait quelque chose. Mais du côté intellectuel, ça ne va pas fort, car il se croit toujours bloqué à l’ère du Mézozoïque (-252 à -66 millions d’années) et passe ses journées à traquer les dinosaures, en poursuivant de paisibles lézards et d’inoffensifs insectes.

Le célèbre capitaine Francis Blake, co-héros des captivantes et extraordinaires aventures avec le non-moins célèbre professeur Mortimer, a pris sa retraite dans le sud-ouest de la France, plus précisément dans un Ehpad pour d’anciens militaires au glorieux passé. Malgré son âge avancé, l’héroïque capitaine a conservé toutes ses capacités physiques mais a de sérieux soucis du côté intellectuel puisqu’il se croit encore à l’époque du roi George VI, et l’annonce du retour prochain en Angleterre du prince Harry avec son épouse Meghan, lui paraît aussi redoutable que l’invasion des Huns. Pour être agréable à notre photographe, Sir Francis a accepté de poser dans son uniforme qui, quoiqu’un peu mité et sentant la naphtaline, lui confère une allure martiale que nos lecteurs admireront.

Même les nuages ont soif. Par un torride après-midi d’été, ce couple de nuages a fait halte au-dessus de cette vénérable remise, isolée dans la campagne desséchée. La lumière était tellement intense que j’ai fait cette photo sans même viser.

Dans la banlieue parisienne, à l’époque du peintre Paul Signac. Aujourd’hui, outre le changement du mobilier urbain, la neige est presque devenue une fiction définitivement révolue.