À propos de « nature morte »

Quand ils traitent de la nature morte, les auteurs d’ouvrages sur l’art de peindre, citent souvent Vincent Van Gogh qui, dans une lettre à son frère Théo, disait qu’il lui aurait fallu louer des modèles, mais qu’il n’avait pas d’argent et que le mieux pour en gagner, était de donner des leçons de peinture, en commençant par enseigner la nature morte, qui était le meilleur modèle et la meilleure initiation. Cela me rappelle les cours de dessin au collège des « bons » pères jésuites, où un professeur, méritant mais irréaliste, s’efforçait, pendant deux heurs, de faire dessiner à une classe d’adolescents rétifs et boutonneux une « nature morte » se composant d’un balai posé sur une chaise (sic). C’était loin d’être passionnant, en général je bâclais le sujet en 1/4 h, avant de m’éclipser discrètement au milieu du charivari général.

Harmonie des formes

Ah l’éternel féminin ! Plume et encre de Chine sur papier ordinaire. Après quelques mois de tâtonnement et d’errance, sans grande réussite, dans plusieurs médiums de mise en couleurs, le retour aux sources est stimulant. Les lecteurs attentifs, qui ont bonne vue, auront noté qu’elle a un grain-de-beauté sur la fesse droite.

Autoportrait d’un maître

Egon Schiele (1890-1918), l’un des plus grands dessinateurs du XXème siècle. Mort à l’âge de seulement 28 ans de la grippe espagnole qui ravagea l’Europe plus cruellement que la Première guerre mondiale. Schiele avait la réputation d’être un artiste excentrique et scandaleux, impitoyable dans ses relations avec lui-même, comme avec autrui, intransigeant dans son travail et sans retenue dans la conduite de sa vie. Il exerça son art à Vienne,capitale de la monarchie austro-hongroise déclinante et « laboratoire de la fin d’un monde », qui était la scène idéale pour le développement de la psychanalyse, comme outil d’exploration de l’inconscient et du refoulement dans l’âme humaine.

En action

C’était une randonneuse mignonne et sympa. Elle était toujours d’attaque et avait l’appréciable qualité de ne pas parler pour ne rien dire. Lorsque nous avions un coup de fatigue, nous la laissions passer devant pour apprécier le balancement rythmé de son joli popotin, ce qui nous redonnait du courage. Un inoubliable souvenir de randonnées.

On se pose

À l’heure de midi, au début d’un été qui sera caniculaire. C’est presque une photo d’antiquité, la chaise a été récupérée dans une poubelle qui débordait sur la voie publique. C’est interdit, mais c’est devenu un rituel à Montpellier, à la fin de l’année universitaire, les étudiants se débarrassent dans les rues de leurs modestes meubles, plus ou moins déglingués. Avec un peu de chance et en fouillant les poubelles, on peut y trouver ce qu’on cherche.

Nostalgie vintage

Après « Kodak », une autre marque iconique « VéloSolex », qui pour nous sont liées. Cela nous rappelle le temps où jeune apprenti-photographe, après avoir mis notre kodak dans le sac, nous enfourchions notre solex pour partir en reportage en vue d’improbables articles dans la feuille de chou locale.

Belle mécanique

Créée en 1881 par George Eastman, la firme Kodak a diversifié ses activités dans la photographie, le cinéma, la bande magnétique et l’impression numérique. Jusqu’au milieu des années 1960, Kodak qui employait 80 000 personnes dans le monde, a mis au point la photo numérique dès 1975 et à la même période fournissait des bande magnétiques pour l’enregistrement audio analogique et les sauvegardes de sécurité des données numériques. Mais Kodak a raté le virage numérique, en n’anticipant l’arrivée des appareils numériques dont la mémoire interne a remplacé la pellicule. Dès 2004 la firme a délaissé son activité historique liée à la photo argentique pour se concentrer sur la technologie numérique dans la photo et le cinéma, mais sans grand succès. En 2012, l’entreprise était menacée de faillite et a déposé le bilan.

Clic-Clac merci Kodak

Inventeur et industriel américain, George Eastman (1854-1932) a été un pionnier dans la fabrication des matériaux photographiques. En 1888 il commercialise son premier appareil photo, une boîte de dimensions 16,5 x 9 x 8,3 cm, avec un objectif ouvrant à F:9 et muni d’un obturateur s’armant avec un ficelle qui fonctionnait à une vitesse de 1/20 de seconde. L’appareil vendu au prix de 25$, était chargé avec un film en rouleau de 100 vues rondes de 65 mm de diamètre. Le film terminé, l’appareil était renvoyé à l’usine pour être développé. Les tirages photo étaient retournés au photographe avec l’appareil prêt à l’emploi pour de nouvelles prises de vues. « Appuyez sur le bouton, nous faisons le reste », tel était le slogan publicitaire de la firme Kodak qui a détenu pendant des décennies un quasi monopole dans l’industrie des appareils et films photographiques pour une clientèle d’amateurs.