Un certain Tintin

D’une part, Tintin né le 4 janvier 1929, n’est pas un nom inventé par Hergé, c’est le diminutif d’un prénom se terminant en »tin » (tel que Justin ou Valentin), et qui avait déjà été utilisé auparavant par d’autres célèbres dessinateurs de l’époque, comme Benjamin Rabier et Louis Forton. D’autre part, l’histoire du « Tintin au pays des soviets » n’était pas destinée à avoir une suite et n’avait été créée par jeu, qu’à l’instigationde l’abbé Wallez directeur du journal « Le Petit Vingtième », pour ridiculiser le bolchevisme. Enfin, au départ les cheveux de Tintin dressés vers l’avant, furent rejetés en arrière parce qu’il s’enfuyait dans une Mercédes décapotable (volée), cela donna au visage un élément comique que Hergé décida de laisser définitivement dans cet état, car cela facilitait l’identification du personnage. La houppe de Tintin due ainsi au hasard, parut pour la première fois le 31 janvier 1929 et deviendra finalement une marque internationale.

Un certain RG

Georges Prosper Rémi REMI (1907-1983) dit Hergé, dessinateur de BD et entre autres créateur de « Tintin et Milou », dont l’œuvre a fait l’objet d’innombrables interviews, articles et livres, parus dès 1930, qui semblent semblent bien documentés. Pourtant bien des questions sont restées occultées. Car ce très grand maître de la BD, lorsqu’on l’interrogeait sur son passé, avait l’habitude de se livrer à des manœuvres de diversion et se présentait comme un naïf ignorant – ce qu’il était loin d’être -, créant ainsi un climat dans lequel il pouvait affirmer ce qu’il voulait. Sa mémoire était très sélective, ce qui lui permettait de taire ce qui le gênait.

Nu instinctif

À la manière de Matisse qui dans certains de ses tableaux, à partir des années 1930, a utilisé du papier peint à la gouache et découpé, pour, selon ses laudateurs, créer des chefs-d’œuvre de « radicalité géométrique » (sic). Nous nous sommes contentés de coller un dessin hâtivement exécuté sur une chute de papier-peint d’une marque basiquement commerciale, dont nous tairons le nom, pour ne pas risquer de payer des droits d’auteur.

Voyages, voyages…

En 1930, de la fin mars à la mi-juillet Matisse voyage à Tahiti où il « trouve tout merveilleux ». De son séjour , l’artiste ne réalise qu’une pochade, quelques dessins et une série de photographies priseses avec son Kodak. Son énergie reste tournée vers son travail en cours à Nice. Ce fut une année de voyages pour Matisse qui, avant d’aller à Tahiti, passa d’abord par New-York et les USA, et y retourna à deux reprises pour rencontrer ses clients et de riches collectionneurs.

Il faut y aller

Il est des lieux qui nous confortent dans le fait que la France est un beau pays. Nous revenons du Cateau-Cambrésis qui se situe dans le département du Nord à environ 900 km d’ici et où se trouve le deuxième plus important musée Matisse (après celui de Nice) créé grâce à la générosité du grand maître et de ses héritiers dans sa ville natale. Un enchantement qui donne envie de mieux connaître son œuvre, notamment son important travail de dessinateur et graveur. Sur la photo, sa palette et son chapeau. On salue !