Faux authentique

Cette peinture de cerf qui se trouve dans la grotte de Cañaica Del Calar, près de Murcie en Espagne, est datée de 10 000 à 7000 ans avant notre ère et appartient à l’art rupestre du Levant espagnol, essentiellement constitué de peintures dans des abris rocheux éclairés par le jour. Son appellation lui vient de sa localisation dans la partie orientale de la péninsule ibérique, où on a dénombré plus de sept cents sites. Cette image n’est pas une photo in situ, qui est inaccessible, mais une « évocation d’artiste », suivant un procédé dont l’auteur garde jalousement le secret.

Sur les toits

Cette vue des toits d’Arles a été prise depuis l’hôtel-restaurant Carrel, où Van Gogh a résidé pendant dix semaines. En direction du sud-ouest, on aperçoit depuis la gauche, les arènes, la flèche de l’église des Cordeliers, la tour St-Julien et tout à droite près du Rhône, l’église des Dominicains. Vincent a aussi peint deux vues, assez similaires, de l’intérieur du restaurant. Ces deux tableaux se trouvant dans des collections privées, on ne peut qu’admirer leurs photos.

Le semeur

Cette œuvre majeure de Van Gogh est une des plus documentées de sa période à Arles. Outre la peinture à l’huile, il réalisa a-posteriori deux dessins, l’un envoyé à Émile Bernard, l’autre à son frère Théo, sans compter plusieurs lettres, dont au moins une avec une esquisse. Vincent, qui considérait son tableau, peint entre juin et août1888, comme raté ne l’a pas signé. On peut admirer ce chef-d’œuvre au musée Kröller-Müller à Otterlo.

Élémentaire

Sous l’ardent soleil de la campagne arlésienne, Van Gogh a dessiné ce champ de blé non coupé émergeant au-dessus d’une bande de terre labourée. Ce n’est pas une étude, préalable mais une copie du tableau, déjà réalisé, qu’il a envoyée à son frère en août 1888.

Des chaussures

Dans ses nombreuses natures-mortes Van Gogh a majoritairement ignoré les objets habituels de la cuisine et de la salle à manger, se concentrant en particulier sur les bouquets de fleurs et les fruits. Il a aussi, à plusieurs reprises peint des livres et des chaussures. Les livres qu’il a choisi de représenter étaient ceux des frères Goncourt, de Maupassant et de Zola, ce qui donne une indication sur ses lectures et sur son intérêt pour le réalisme moderne dans la littérature de cette époque. Des critiques se sont interrogées sur « la signification et l’interprétation rationnelle » (sic) des chaussures dans son œuvre. Ce sujet des plus ordinaires indique simplement que Vincent était un grand marcheur qui parcourait inlassablement la campagne autour d’Arles pour trouver l’inspiration.

Éclosion

Cet iris schématisé évoque modestement ceux qu’a peint Van Gogh quand il a séjourné à l’asile St-Paul de St Rémy-de-Provence, où il avait volontairement été hospitalisé. Il s’agissait alors pour Vincent de retrouver une certaine sérénité psychologique dans l’observation de la nature. On peut y voir une analogie dans le choix du même sujet, avec les estampes réalisées à la fin des années 1820 par Hokusai, dont il connaissait l’œuvre. En effet, lui et son frère rassemblèrent une très importante collection d’estampes japonaises que Vincent présenta au printemps 1887, lors de son exposition qui fut organisée au café du Tambourin à Montmartre.