Créature mutante

Les entomologistes que nous avons consultés sont formels, cette étrange bestiole tient à la fois, du papillon, de la guêpe et de la fourmi. Autant dire de trois ordres d’insectes qui, jusqu’à présent, n’étaient pas compatibles, mais avec les effets du changement climatique, on ne sait pas ce que l’avenir de la planète nous réserve. Même chez les humains, il commence à y avoir des mutations inquiétantes. Les élucubrations de la science-fiction vont devenir une réalité et sont vraisemblablement pour demain.

Esquisse au petit-déjeuner

Résultat des cogitations nocturnes et test d’un nouveau médium (le pastel à l’huile ou dit gras), sans appui sur un dessin à la plume préalable. C’est agréable au niveau de l’application des couleurs mais pas très satisfaisant au niveau graphique. L’excuse – s’il devait y en avoir une – c’est que le dessin a été fait sans lunettes, donc… À voir pour la suite.

Autre « nature morte »

La valeur pédagogique de la nature morte a été cautionnée, depuis des siècles, par de nombreux grands artistes de la peinture occidentale et reste une discipline de prédilection dans les écoles et académies de peinture. Outre ses indéniables qualités techniques par le choix des objets, la composition, la lumière, l’harmonie des couleurs, la « nature morte » a, aujourd’hui où le monde se dématérialise, une vertu supplémentaire, celle de la réalité.

À propos de « nature morte »

Quand ils traitent de la nature morte, les auteurs d’ouvrages sur l’art de peindre, citent souvent Vincent Van Gogh qui, dans une lettre à son frère Théo, disait qu’il lui aurait fallu louer des modèles, mais qu’il n’avait pas d’argent et que le mieux pour en gagner, était de donner des leçons de peinture, en commençant par enseigner la nature morte, qui était le meilleur modèle et la meilleure initiation. Cela me rappelle les cours de dessin au collège des « bons » pères jésuites, où un professeur, méritant mais irréaliste, s’efforçait, pendant deux heurs, de faire dessiner à une classe d’adolescents rétifs et boutonneux une « nature morte » se composant d’un balai posé sur une chaise (sic). C’était loin d’être passionnant, en général je bâclais le sujet en 1/4 h, avant de m’éclipser discrètement au milieu du charivari général.

Harmonie des formes

Ah l’éternel féminin ! Plume et encre de Chine sur papier ordinaire. Après quelques mois de tâtonnement et d’errance, sans grande réussite, dans plusieurs médiums de mise en couleurs, le retour aux sources est stimulant. Les lecteurs attentifs, qui ont bonne vue, auront noté qu’elle a un grain-de-beauté sur la fesse droite.

Autoportrait d’un maître

Egon Schiele (1890-1918), l’un des plus grands dessinateurs du XXème siècle. Mort à l’âge de seulement 28 ans de la grippe espagnole qui ravagea l’Europe plus cruellement que la Première guerre mondiale. Schiele avait la réputation d’être un artiste excentrique et scandaleux, impitoyable dans ses relations avec lui-même, comme avec autrui, intransigeant dans son travail et sans retenue dans la conduite de sa vie. Il exerça son art à Vienne,capitale de la monarchie austro-hongroise déclinante et « laboratoire de la fin d’un monde », qui était la scène idéale pour le développement de la psychanalyse, comme outil d’exploration de l’inconscient et du refoulement dans l’âme humaine.

En action

C’était une randonneuse mignonne et sympa. Elle était toujours d’attaque et avait l’appréciable qualité de ne pas parler pour ne rien dire. Lorsque nous avions un coup de fatigue, nous la laissions passer devant pour apprécier le balancement rythmé de son joli popotin, ce qui nous redonnait du courage. Un inoubliable souvenir de randonnées.

On se pose

À l’heure de midi, au début d’un été qui sera caniculaire. C’est presque une photo d’antiquité, la chaise a été récupérée dans une poubelle qui débordait sur la voie publique. C’est interdit, mais c’est devenu un rituel à Montpellier, à la fin de l’année universitaire, les étudiants se débarrassent dans les rues de leurs modestes meubles, plus ou moins déglingués. Avec un peu de chance et en fouillant les poubelles, on peut y trouver ce qu’on cherche.

Nostalgie vintage

Après « Kodak », une autre marque iconique « VéloSolex », qui pour nous sont liées. Cela nous rappelle le temps où jeune apprenti-photographe, après avoir mis notre kodak dans le sac, nous enfourchions notre solex pour partir en reportage en vue d’improbables articles dans la feuille de chou locale.