
Quand ils traitent de la nature morte, les auteurs d’ouvrages sur l’art de peindre, citent souvent Vincent Van Gogh qui, dans une lettre à son frère Théo, disait qu’il lui aurait fallu louer des modèles, mais qu’il n’avait pas d’argent et que le mieux pour en gagner, était de donner des leçons de peinture, en commençant par enseigner la nature morte, qui était le meilleur modèle et la meilleure initiation. Cela me rappelle les cours de dessin au collège des « bons » pères jésuites, où un professeur, méritant mais irréaliste, s’efforçait, pendant deux heurs, de faire dessiner à une classe d’adolescents rétifs et boutonneux une « nature morte » se composant d’un balai posé sur une chaise (sic). C’était loin d’être passionnant, en général je bâclais le sujet en 1/4 h, avant de m’éclipser discrètement au milieu du charivari général.








