L’appel du large

Le cri lancinant de ce volatile marin nous invite à prendre le large. C’est-à-dire, dans la pratique, enfourcher nos vélos pour le nouveau périple du printemps qui, après de savantes tergiversations et études de faisabilité, sera océanique. L’Irlande avait été initialement envisagée, mais jugée trop pluvieuse au sortir de cet hiver. La combinaison de remplacement Belgique/Hollande estimée séduisante n’a pas tenu ses promesses à cause d’un acheminement ferroviaire défaillant. Ce sera donc la partie nord restante de la Vélodyssée de Roscoff à Royan, soit environ 800 km, ce qui devrait nous stimuler pendant deux semaines. Le plus dur sera l’acheminement et le retour en train, ce qui est souvent très compliqué.

Chanson estivale

« J’aime tout ce la mer abandonne – Algues et plumes et deux bouts de bois – Le sable fin qui glisse entre les doigts – Tout ce que j’aime – Et comme l’eau est bonne. »

Une petite chanson qui paraît bien modeste, mais interprétée avec conviction, « a capella » et à quatre voix en canon, elle en jette.

Cette jeune beauté, dont j’ai oublié le visage, se déplaçait sur la plage d’une manière, à la fois, si gracieuse et si élégante qu’on l’imaginait, telle le dieu Mercure, pourvue de pieds ailés.

Comme l’eau est bonne

Pas très contente, la belle s’était rendu compte que depuis un moment je la dessinais et elle a dû imaginer (à tort) des choses désagréables. Je me suis éclipsé vers le clapotis des vagues, le chant lancinant des mouettes et les cris des enfants qui jouaient sur la plage, de sable fin et propre, il faut le préciser. Ce n’était pas au bord de la Méditerranée.

Changement de saison

Cette survivante de l’hiver, est en train de perdre le résidu de ses couleurs d’automne et de renaître aux prémices du printemps. Dans le dessin des nervures, on peut y deviner un arbre, mais lequel ? Cette image macroscopique a été faite sans appareil photo, ce qui est plus amusant.