Un étrange étranger

Dans les pages suivantes, va être présenté le travail de notre photographe « américain », sous forme d’un inventaire, sans a-priori, sur les populations d’origine étrangère dans les grandes villes. Ce gentleman a été croisé au musée du Quai Branly à Paris.

Portrait de l’artiste …

… En tenue de travail. Nos reporters l’ont rencontré dans son habitat troglodytique, une grotte-atelier qui domine la confluence de la Garonne et du Tarn. Il nous y a reçus en toute simplicité. Les admirateurs (ils sont nombreux) du maître de l’art rupestre, seront intéressés de savoir qu’il est gaucher. La photo a été prise par un célèbre photographe d’origine américaine ayant pris sa retraite dans le sud-ouest de la France et qui, quoique âgé, a toujours bon pied bon œil.

Faux authentique

Cette peinture de cerf qui se trouve dans la grotte de Cañaica Del Calar, près de Murcie en Espagne, est datée de 10 000 à 7000 ans avant notre ère et appartient à l’art rupestre du Levant espagnol, essentiellement constitué de peintures dans des abris rocheux éclairés par le jour. Son appellation lui vient de sa localisation dans la partie orientale de la péninsule ibérique, où on a dénombré plus de sept cents sites. Cette image n’est pas une photo in situ, qui est inaccessible, mais une « évocation d’artiste », suivant un procédé dont l’auteur garde jalousement le secret.

Sur les toits

Cette vue des toits d’Arles a été prise depuis l’hôtel-restaurant Carrel, où Van Gogh a résidé pendant dix semaines. En direction du sud-ouest, on aperçoit depuis la gauche, les arènes, la flèche de l’église des Cordeliers, la tour St-Julien et tout à droite près du Rhône, l’église des Dominicains. Vincent a aussi peint deux vues, assez similaires, de l’intérieur du restaurant. Ces deux tableaux se trouvant dans des collections privées, on ne peut qu’admirer leurs photos.

Le semeur

Cette œuvre majeure de Van Gogh est une des plus documentées de sa période à Arles. Outre la peinture à l’huile, il réalisa a-posteriori deux dessins, l’un envoyé à Émile Bernard, l’autre à son frère Théo, sans compter plusieurs lettres, dont au moins une avec une esquisse. Vincent, qui considérait son tableau, peint entre juin et août1888, comme raté ne l’a pas signé. On peut admirer ce chef-d’œuvre au musée Kröller-Müller à Otterlo.

Élémentaire

Sous l’ardent soleil de la campagne arlésienne, Van Gogh a dessiné ce champ de blé non coupé émergeant au-dessus d’une bande de terre labourée. Ce n’est pas une étude, préalable mais une copie du tableau, déjà réalisé, qu’il a envoyée à son frère en août 1888.