La presse s’est récemment faite l’écho de la découverte dans les ruines du mazet – voué à la démolition – qu’avait autrefois occupé, Paul Cézanne sur les pentes de la montagne Ste-Victoire, d’une de ses natures mortes, jusqu’alors considérée comme mythique, le fameux Hareng à l’assiette bleue. L’œuvre qui vient d’être restaurée (elle avait en effet reçu un malencontreux coup de pelle mécanique) est en tous points admirable. On y reconnait la fulgurante simplicité du dessin et la transfiguration chromatique des sensations visuelles qui marquent le génie du maître d’Aix-en-Provence. A coup sûr, l’énigmatique sourire du Hareng devrait rapidement dépasser en notoriété celui de la Joconde.
A la poursuite des nuages
Un dimanche de randonnée très venté
, sur le versant nord du massif du Caroux.
Madame Dimanche
C’est son mari qui l’avait surnommée ainsi, car elle ne lui accordait que ce jour-là pour accomplir son devoir conjugal. Le reste de la semaine, elle était absorbée par sa vie professionnelle et empêchée par des migraines rédhibitoires. Photographe amateur à ses heures, il était surtout un grand collectionneur d’appareils photo. Cette image de son épouse (consentante?) a été prise avec l’un des fleurons de sa collection, un appareil-espion Minox qui malgré la très petite taille du négatif (8×11 mm), permet d’apprécier la beauté de Madame et de comprendre la frustration de Monsieur.
La croisière
A la proue du navire, Catherine guette l’apparition de la terre à l’horizon. Heureusement la mer était calme. Ceux qui ne sont pas daltoniens, auront vu qu’on n’est pas sur l’atlantique, le pacifique, la baltique ou même la manche mais bien sur la méditerranée au bleu inimitable.
La vache noire
Grotte de Lascaux, âge entre 17000 et 18000 ans. Cette figure qui a une longueur de 2,15 m, démontre la maîtrise exceptionnelle des artistes de cette époque lointaine que les scientifiques ont dénommée le Magdalénien ancien. Par charité, on ne parlera pas des artistes d’aujourd’hui.
Un maître du passé
L’abbé Henri Breuil (1877-1961), prêtre catholique et préhistorien français, surnommé le pape de la Préhistoire. Il s’est illustré par ses contributions fondamentales à la classification des industries paléolithiques et à l’étude de l’art pariétal préhistorique. Remarquable dessinateur, il réalisa de fidèles relevés des gravures et de magnifiques copies des peintures pariétales de la région franco-cantabrique (Altamira, Lascaux, Font-de-Gaude, Rouffignac, etc). Son ouvrage majeur 400 siècles d’art pariétal, qui est l’aboutissement de plus de 700 jours d’études sous terre, lui conféra une autorité mondiale.
Haïku ou presque
Feuilles de bambou sans la tige, qui avec sa longueur de 2 m, ne pouvait entrer dans le scanner. Un maître japonais de l’art calligraphique, aurait sûrement – après une gesticulation appropriée et quelques cris gutturaux pour se mettre en forme – réalisé une image subliminale propre à réveiller les consciences endormies des occidentaux enclavés dans leurs smartphones.
Ça continue
Branche de je-ne-sais-pas-quoi arrachée, en passant à vélo. L’exploit, ce n’est pas la cueillette, c’est d’être resté en équilibre sur le vélocipède.
Ça frémit
Ce n’est pas encore le printemps, mais certains signes annonciateurs apparaissent discrètement, même dans nos villes trop bétonnées.
Pamplemousse
Quand elle apparaissait dans la salle-à-manger du chalet avec ses pulls moulants de couleurs violentes, on se prenait à rêver de destinations tropicales très éloignées des montagnes enneigées.