Prototype

Le gouvernement, décidé à améliorer l’efficacité des valeureuses forces de sécurité du pays, a fait construire dans le plus grand secret, par les anciennes manufactures de Saint-Étienne, un androïde policier dont les caractéristiques physiques et mentales laissent présager des compétences exceptionnelles pour les tâches qui lui seront assignées. La fabrication en série devrait bientôt commencer.

Un savant

A Ptropavlovsk, il avait rencontré, sans succès, Vladimir Illitch Solutricine, brillant élève de l’école de Tcheliabinsk, l’homme pour qui aucune équation n’était insoluble, et qui effectuait dans la riante péninsule du Kamtchatka, un bénéfique séjour de rééducation idéologique à durée indéterminée. Depuis son entrée en Bolchévie, tous ces noms de lieux extravagants et franchement difficilement prononçables pour un bon chrétien, commençaient à ébranler les compétences en langues extrêmes orientales de notre héroïque voyageur.

Conversation secrète

A l’escale de Novosibirsk, il avait rencontré un certain major Thompson ( dont les carnets étaient bien connus des jeunes lecteurs français dans les années 60), un ancien du MI6, aujourd’hui officiellement attaché culturel au consulat britannique et qui  – sous le sceau de la confidence entre alliés – lui avait parlé de l’engin balistique dont les essais se dérouleraient dans la péninsule du Kamtchatka.

Autre air de famille

Archibald II Haddock, né des amours clandestines du célèbre capitaine et de la célébrissime cantatrice Bianca Castafiore. Les deux tourtereaux, plus très jeunes, se sont rencontrés lors d’une exposition horticole et sous l’œil attendri de l’habilleuse Irma, ont filé le parfait amour  jusqu’à l’improbable et fatale annonce d’une prochaine naissance, ce qui a précipité le voyage du capitaine en Océanie, dont il ne reviendra que 7 ans plus tard.

Air de famille

Le fils de Bécassine, héroïne autrefois très célèbre, aujourd’hui un peu oubliée et pionnière de la BD franco-belge du XXème siècle. Le petit bonhomme vous fait penser à quelqu’un ? Évidemment, car RG, pour son dessin, s’est inspiré sans vergogne de Bécassine, comme il a largement puisé dans Jules Verne pour ses histoires, tout en le niant énergiquement. Ce qui n’aurait rien enlevé à son indéniable talent. Nul n’est parfait.