Le 27 novembre 1948, le célèbre photographe new-yorkais Irving Penn est envoyé au Pérou par le magazine Vogue, pour effectuer des photos avec la mannequin débutante Jean Patchett. Ils emmènent avec eux une trentaine de kilos de vêtements pour réaliser à Lima un reportage de mode inspiré d’un édifiant journal de voyage, du style la jeune, jolie et élégante américaine ingénue dans les rues, au café, chez le cireur de chaussures etc… Au moment de rentrer, Penn laisse partir son équipe et prend seul la direction des Andes jusqu’à la cité précolombienne de Cuzco, l’ancienne capitale de l’empire inca. C’est là qu’il réalisera une mémorable série de portraits des habitants. Des 2000 clichés qui, selon la légende, auraient été pris en trois jours, on n’en a vu qu’une vingtaine publiés ultérieurement dans Vogue. Mais le dieu du hasard étant bienveillant, on vient de retrouver à Cuzco dans un ancien studio de photographe, voué à la démolition pour être transformé en un élégant parking, une valise contenant des centaines de négatifs que Penn aurait oubliée, dans sa précipitation pour aller retrouver à New-York, Lisa Fonssagrives, très célèbre mannequin, qu’il épousera en 1950.
Cogitation
Fidèle à sa légendaire méthode, le commissaire Maigret ne se rendit pas sur les lieux du crime (il n’y avait pas encore de crime) et alluma son inséparable bouffarde pour réfléchir. Ce qui rassura la population, car comme l’a si bien écrit le grand auteur classique Pierre Corneille:
Tant à le voir fumer au milieu des nuages, les plus épouvantés reprenaient du courage.
Le retour du limier
L’afflux de témoignages peu cohérents, sinon fantaisistes, incita les autorités à rappeler leur meilleur limier. Le célèbre commissaire Jules Maigret fut tiré de sa morne retraite de pêcheur à la ligne et se retrouva au cœur de l’action sur le plateau de l’Aubrac.
Le Martien
A la fin de l’été, ont commencé les rumeurs. Certains après une soirée d’aligot, certes bien arrosée, ont prétendu avoir rencontré de nuit une étrange créature, à l’aspect pas complètement humain, qui errait dans les champs en faisant entendre un incessant cliquetis mécanique.
Ça se calme
Après quelques jours, le plateau de l’Aubrac avait retrouvé sa sérénité. L’aérolithe, qui s’était refroidi et avait perdu toute luminescence, faisait désormais partie du paysage et sa présence n’étonnait plus les randonneurs qui circulaient sur le bien nommé Chemin de Compostelle (champ d’étoiles).
Pouce !
Notre (talentueux?) auteur fait une courte pause avant de relancer cette formidable histoire qui a commencé sur le plateau de l’Aubrac et qui n’est évidemment pas terminée.
La Chose
Le surlendemain, un groupe de randonneurs qui suivaient le Chemin de St Jacques-de- Compostelle, découvrit l’aérolithe qui s’était planté verticalement dans le sol granitique du plateau. L’énorme masse, encore échauffée par sa chute à travers l’espace, était enveloppée de nuages de vapeur et diffusait une étrange luminescence de couleur verte.
L’atterrissage
Cette nuit-là, un bouvier qui gardait son troupeau sur les hauteurs du plateau, aperçut dans le lointain une soudaine explosion de lumière écarlate, suivie d’une puissante déflagration.
Le météore
Par une chaude nuit du début de l’été, on vit passer très haut dans le ciel au-dessus du plateau de l’Aubrac, une ligne de flammes qui disparut à l’est.
L’auteur présumé
L’inoxydable et toujours sémillant Francis Percy Blake, capitaine depuis plus de 70 ans. C’est à se demander s’il est vraiment militaire, car à part porter en permanence le trench-coat (manteau de tranchée) que son père a rapporté de la guerre de 14-18, on ne lui connait pas de hauts faits d’arme. Effroyablement snob, il prétend ne pratiquer que le polo, le golf et le yachting. Dans les mythiques exploits qu’il s’attribue avec Mortimer, ce n’est pas lui qui a l’initiative, il n’entre en action que contraint et forcé, en résumé c’est un héros-malgré-lui. Pour se consoler, il boit immodérément du sherry qu’il va régulièrement écluser en compagnie de son acolyte au distingué Centaur Club de Londres, où évidemment les femmes ne sont pas admises, pas plus que dans leurs aventures qui aujourd’hui sont devenues très ennuyeuses.