L’épouse mise à l’écart

Sur cette photo prise en 1933, on voit George Rémi et sa première épouse, Germaine née Kieckens (1906-1995). Ils se rencontrèrent en 1928 au journal « Le XX Siècle », où elle était secrétaire de l’abbé Wallez directeur du journal, qui les maria en 1932. Fort présente sur le plan affectif, elle a été la force énergétique de RG pendant la période la plus difficile, jusqu’à la fin des années 40. Elle joua un rôle déterminant dans sa carrière et l’a épaulé dans les tâches ingrates de son travail : retouches, lettrage, encrage… etc. Elle l’a aussi soutenu pendant ses périodes de dépression, quand il voulait tout abandonner. En 1956 RG entame une liaison avec Fanny Vlaminck (de 28 ans sa cadette), une jeune coloriste des produits dérivés au Studio Hergé qu’il épousa en 1977. À la mort d’Hergé en 1983, Fanny (qui n’avait aucune compétence en BD) hérita des droits d’auteur, liquida le Studio Hergé et mit fin au contrat des employés. En 1993 elle se remarie avec Nick Rodwell, un sulfureux et controversé homme d’affaires britannique qui, par le biais de la sté Moulinsart gère l’héritage et les cendres d’Hergé d’une main de fer particulièrement mercantile.

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