L’homme-arbre

Le tronc de cet arbre, dans la forêt d’Anaïs a, avec ses yeux décalés, quelque chose de Picasso. S’il était signé du maître hispano-franco-andalou, il pourrait largement payer les travaux d’entretien de la maison. Les sourcils et la bouche ont été ajoutés par votre serviteur, ce qui, évidemment, ne lui apporte pas une grande valeur ajoutée. Que les amis des arbres se réjouissent, ce magnifique peuplier est en pleine santé et trône majestueusement à l’orée du bois. Depuis que je l’ai « découvert », j’ai l’impression que quelqu’un me regarde.

Maltraitée par la vie

Dans ce portrait authentique réalisé par le boxeur Pissaco, dit Paquito-le-tueur, les exégètes de l’art, qui n’ont aucune considération pour le « vulgum pecus », n’y ont vu que la synthèse d’un cubisme analytique, alors qu’il s’agit du constat objectif de la violence que l’ex-champion déchu faisait subir à ses compagnes, auxquelles il mettait « la tête au carré » après chacune de ses nombreuses et irrémédiables défaites. Pour notre part, nous y verrions plutôt le portrait d’un ananas.

Talent caché

L’ancien boxeur d’origine mexicaine Paco Pissaco, dit Paquito-le-tueur, n’était pas seulement la brute que l’on a connue sur les rings d’Amérique latine. Celui que l’on avait, à juste titre, surnommé « Le Cogneur des arènes » pratiquait assidument la peinture du dimanche. Sa technique était très maladroite et aurait gagné à être grandement améliorée. Malheureusement aujourd’hui tous ses tableaux, certes sans aucune valeur, ont été détruits. Sa veuve (et huitième femme), qui était dans le besoin, s’en est servie de bois de chauffage. Il n’en reste qu’une photo, un portrait dont le titre assez énigmatique était « Rêve » ou « Rêverie ».

Étrange

Dans les pages suivantes, va être présenté le travail de notre photographe « américain », sous forme d’une série de portraits, sans a-priori, sur les populations d’origines étrangères dans nos grandes villes. Ce gentleman était au contrôle d’entrée du musée du Quai Branly à Paris.

Portrait de l’artiste …

… En tenue de travail. Nos reporters l’ont rencontré dans son habitat troglodytique, une grotte-atelier qui domine la confluence de la Garonne et du Tarn. Il nous y a reçus en toute simplicité. Les admirateurs (ils sont nombreux) du maître de l’art rupestre, seront intéressés de savoir qu’il est gaucher. La photo a été prise par un célèbre photographe d’origine américaine ayant pris sa retraite dans le sud-ouest de la France et qui, quoique âgé, a toujours bon pied bon œil.