Le mannequin Aurore Dupin, baronne Dudevant, dite George Sand posant pour le peintre Frédéric Chopin dont l’œuvre picturale, aujourd’hui totalement oubliée, a fortement inspiré la peinture moderne du XXème siècle de Henri Matisse à Yves Klein. Il faut dire qu’à ses moments perdus, le petit Chopinet, comme l’appelait George, a composé plusieurs sympathiques pièces musicales pour piano que dans les obscurs conservatoires de province, de cruels professeurs s’obstinent encore à enseigner à coups de férule métallique sur les doigts tuméfiés de leurs élèves ignares mais néanmoins malheureux.
Nouvelle exclusive !
En français contemporain et synthétique, on dit scoop. Le Comité national de protection de l’enfance a mis son veto à la reprise de la mythique émission de TV enfantine Bonne nuit les petits avec les frères Bogdanoff dans les rôles de Nicolas et Pimprenelle. Que les admirateurs des inquiétants jumeaux se rassurent, les Bogdanoff vont jouer les rôles-titres de Astérix et Obélix chez les extra-terrestres, le prochain film de Luc Besson qui après l’échec -comme d’habitude- de Valérian a besoin de se refaire les finances. Les Bogdanoff joueront les deux gaulois ainsi que les extra-terrestres, ce qui devrait permettre de faire de sérieuses économies, tant sur la figuration que sur les effets spéciaux. Mais en raison des critères de protection de l’enfance, il n’est pas sûr que le film puisse être distribué en France et en Europe de l’ouest, son exploitation serait limitée à l’Europe de l’est et surtout à la Sibérie où il devrait faire un tabac dans les goulags. Dernière minute, Vladimir Poutine ferait une apparition remarquée en guest-star dans le rôle de Jules César. Affaire à suivre
Chapeau !
Le grand couturier Hubert Taffin de Givenchy (heureusement toujours vivant) fut à partir de 1952 et pendant plusieurs décennies le maître de l’élégance. Il habilla, pour le cinéma et dans la vie, l’actrice Audrey Hepburn (ainsi que de nombreuses autres actrices) qui fut son égérie et devint la meilleure ambassadrice de sa maison de haute couture qui aujourd’hui est encore une référence.
La voisine
Froide beauté, laissant indifférent. Heureusement pour le lumbago du papy.
Nostalgie sportive
Rêvant de séduire sa jeune et plutôt jolie voisine, en lui montrant qu’il était encore en forme, le papy a ressorti son antique planche-à-voile et a tiré quelques pénibles bordées qui ont laissé la belle indifférente. Heureusement pour l’ancêtre, il n’y avait pas de vent.
Accrochez-vous
Vision réconfortante, hier soir dans le tram. En cas d’à-coups ou d’arrêt brutal, on savait à quoi se raccrocher.
Erreur de traduction
Les studios américains viennent – une fois de plus – de nous infliger un indigeste avatar cinématographique de science-fiction. Déjà le titre Blade runner qui se traduit littéralement par coureur de lame donc totalement abscons (et je reste poli) alors que c’était Blatte Hunter, c’est-à-dire chasseur de blatte, ce qui est déjà tout un programme. Et puis l’histoire incohérente où dans un futur proche et évidemment apocalyptique, on voit des types mal rasés (c’est peut-être pour ça qu’ils sont coureurs de lame… de rasoir évidemment), vêtus de manteaux élimés et qui à coup de parabellums s’efforcent d’éliminer ceux qu’ils soupçonnent d’être des androïdes donc pas vraiment humains. Et comme ils ne visent pas très bien, ils démolissent le décor, déjà pas folichon au début et qui se transforme en une gigantesque décharge de ferrailleur. En plus ça se complique et devient franchement œdipien, car comme les éliminateurs sont peut-être aussi non-humains que les éliminés, le chasseur de blatte risque de tuer son blatte de père. Bonjour l’angoisse! Résultat, à la sortie du cinéma, on regarde son voisin en se demandant s’il n’est pas lui aussi une blatte. Bref plutôt que de gaspiller votre argent pour voir ça, un conseil procurez-vous plutôt le petit opuscule pour exterminer les blattes Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques? de Philip K. Dick qui fumait la moquette et en est mort car elle était pleine de blattes.
Couleurs d’automne
T…K… mannequin new-yorkais d’origine allemande, prête pour aller marcher en forêt avec sa petite fille. Car la belle, grâce à tout l’argent qu’elle gagné avec son physique de grande sauterelle, habite maintenant à la campagne, tout près de New-York, rassurez-vous. Ce conte de fée absolutely fashion week, devrait tirer de tout lecteur normalement constitué, des larmes d’émotion. Il est réconfortant de voir qu’aujourd’hui il y a encore du vrai journalisme d’information.
Chanel n°5
Ah Venise ! Ses canaux nauséabonds, ses immeubles rongés par l’humidité, son ciel plombé par la pollution, ses ruelles insalubres envahies par les hordes de touristes déversées par les paquebots de croisière et qui ont transformé la Cité des doges en parc d’attraction frelaté façon Disney. Comme le chantait l’inoxydable Charles Aznavour, avec ses pathétiques trémolos :
Que c’est triiiste Venise, au temps des amours mooortes…
Alors, la destination des voyages de noce et des lunes de miel, mieux vaut éviter.
Le temple
Si elle fâchée, toi pas toucher !