Beauté lointaine

Sur la côte sud-ouest de Madagascar, femme de l’ethnie Vezo, dont le visage est recouvert d’un masque de beauté, le masonjoany à base de bois de santal, curcuma ou safran, qui protège du soleil, éclaircit le teint, atténue les rides et adoucit la peau.

Interlude

On l’avait déjà vue, il y a déjà un certain temps. Cette fois-ci, elle revient de vacances sous une contrée exotique d’où elle rapporte une chevelure peroxydée et une peau d’écrevisse. Certes on fait plus classe, mais au bureau ça va en jeter.

Nécessaire mise au point

Les lecteurs attentifs (et nombreux) ont noté qu’il est souvent fait référence au Pays de Cocagne, qui dans l’imaginaire de plusieurs cultures européennes était une sorte de paradis terrestre, une contrée miraculeuse débordant de générosité, une terre de fêtes et de bombances perpétuelles. La naissance du mythe se situerait entre le XIIème et XIVème siècle. La cocagne était la boule de feuilles écrasées et mises à sécher par les cultivateurs de pastel, le bleu parfait, l’Or Bleu qui fit la fortune du pays, cette zone de culture se trouvant dans le triangle Albi-Toulouse-Carcassonne. Notre pays de cocagne est un pays devenu imaginaire, celui des contes pour enfants, petits et grands.