C’était le temps où les cieux de nos doulces contrées étaient parcourus de lépidoptères mécaniques, chevauchés par d’intrépides aéronautes qui avaient trouvé ce moyen aussi original que risqué, pour séduire les jolies femmes.
Artéfact
L’usage de cet objet trouvé dans une sépulture proto-atomique, n’a pas encore été élucidé par les archéologues qui ont émis plusieurs hypothèses audacieuses. Pour les uns, cela représenterait une divinité mais dont les croyances aujourd’hui ignorées, n’ont aucune relation avec le monde réel. Pour les autres, ce serait une sorte de jouet ou d’objet ludique, mais dont on n’en connait pas les règles et on ne voit pas qui cela aurait pu amuser. Pour les derniers, ce serait un outil de communication ou de langage, mais là encore d’une complexité telle qu’on comprend que cette peuplade ait totalement disparu.
Collection du Musée astro-archéologique AJI-KAMINOTORA, visible au département des civilisations archaïques sur les exoplanètes de l’Ancien système solaire.
Réplique papale
Sa sainteté le pape François a donné une taloche bien méritée à une jeune croyante exaltée qui voulait lui manger la main. Les sycophantes inconséquents des médias, se sont gargarisés d’annoncer que « la scène avait circulé sur tous les réseaux sociaux ». La belle affaire ! D’une part les réseaux sociaux ont moins d’importance que le battement des ailes d’un papillon à l’échelle de la planète ou la flamme d’une allumette comparée au soleil, d’autre part ils n’existent pas réellement car ce sont des automates, certes très perfectionnés, qui entretiennent l’illusion des conversations virtuelles. Enfin si le locataire du Vatican, allait distribuer quelques baffes bien senties à Donald-le-fou, Kim-le-dingue et aux ayatollahs hystériques, le monde se porterait beaucoup mieux. Soyons rassurés, il paraît que le saint père s’entraîne tous les jours sur le punching-ball qu’on lui a offert pour Noël.
Lever de rideau
Pour certains, d’agréables perspectives à l’aube de la nouvelle année. Mesdames, c’est le moment de prendre de bonnes décisions, et de s’y tenir ! Toujours d’après Egon Schiele, mais à la manière des figures rouges sur les vases athéniens de la Grèce antique, qui datent du cinquième siècle avant J-C. On salue les maîtres.
Étude modeste
D’après Egon Schiele, à la manière des figures noires sur les vases athéniens et dont le grand spécialiste est Sir John Boardman qui a écrit de plusieurs ouvrages passionnants et remarquables d’érudition sur la céramique grecque antique.
Salammbô
Souvenir vivace d’une exposition de photos, vue à Paris, il y a 30 ans. Il s’agissait de portraits de femmes du Sahel, qui avaient fui la sécheresse et la guerre. Depuis cela ne s’est pas amélioré, au contraire. Avec une grande maîtrise technique et beaucoup de talent, le photographe avait immortalisé la beauté singulière de ces femmes, vivant à la frange du grand désert saharien. Elles sont les dignes descendantes de Salammbô, LE livre qu’il faut mettre dans ses bagages, si on a l’idée saugrenue d’aller s’enterrer sur une île déserte et même si on reste chez soi.
Chasseur d’étoiles
Retour au bercail, après une rude journée, surtout en cette période d’illuminations nocturnes dans nos belles cités qui n’ont jamais été aussi étoilées. Mais d’après nos illustres et si compétents élus, on n’a jamais moins dépensé d’électricité et les impôts locaux n’ont jamais autant baissé. Alors…
Échappée belle
Harmonie chromatique au soleil couchant.
Lapin rêveur
A l’approche des fêtes de Noël, le lapin blanc-aux-yeux-roses, qui cette année va se retrouver tout seul dans son terrier, pense avec nostalgie à la petite Alice. Il prononçait avec gourmandise, bééédide aliiize parce qu’il était originaire de Transylvanie, région où les lapins ne sont pas tous herbivores. Encore une conséquence du dérèglement climatique.
Arcadie
Fragment de poterie datant de la période post-atomique, et caractéristique par son style dit à figures noires. Il s’agit évidemment d’une image votive évoquant un passé idéalisé, car depuis la dernière conflagration nucléaire planétaire, il y a maintenant près de trois siècles, nul ne se risquerait à se prélasser au soleil.