
Quand on a la chance de rencontrer quelqu’un qui côtoie les dieux, on en profite. D’autant plus, qu’entretemps le bouton du haut de son chemisier avait sauté.

Quand on a la chance de rencontrer quelqu’un qui côtoie les dieux, on en profite. D’autant plus, qu’entretemps le bouton du haut de son chemisier avait sauté.

Habillée en Hermès, évidemment.

Cela a été le titre d’une émission de radio pour insomniaques, qui diffusait durant une partie de la nuit des morceaux de jazz, plus ou moins digestes et entrecoupés de commentaires oiseux, destinés à soutenir le moral des auditeurs esseulés. Les voisins qui, eux avaient envie de dormir, n’appréciaient pas.

Il n’y a pas si longtemps, les jeunes femmes savaient s’habiller, même dans la vie de tous les jours. En ce moment, c’est le triomphe du style SDF ou banlieue des quartiers difficiles et si méritants (évidemment).

Dans son domaine, elle est une pointure. Et quand on a vu le bas, on ne peut qu’être irrémédiablement attiré par le haut, encore plus haut.

Elle a l’esprit caustique et pratique un humour corrosif. C’est une forme de défense, car quand elle est, très rarement, elle-même, elle n’est pas si méchante.

En maillot de bain, elle est trop maigre et n’a vraiment pas d’allure. Mais quand elle s’habille, alors là, c’est autre chose, elle en impose avec classe.

Hier dimanche, Mme Pécresse a donné son grand meeting de campagne. De l’avis de tous les soi-disant experts en politique, « on allait voir ce qu’on allait voir ». On a vu et on a entendu, hélas ! La candidate, définitivement coincée, malgré un brushing élaboré et un smoking de grand couturier, a été CA-TAS-TRO-PHI-QUE. Toujours aussi peu convaincante, Mme P. a péniblement ânonné le texte qui défilait sur un « prompteur », avec une lenteur qui faisait douter de ses capacités intellectuelles. Passant sans raison, de l’aigu au grave et inversement, elle a débité un chapelet de platitudes convenues, fortement inspirées des idées du président sortant et de celles de son principal concurrent Eric Z., avec quelques références passéistes au très surfait et très paresseux Chirac. Après cette exhibition consternante, qui s’ajoute à celles des autres candidat(e)s, il ne faut pas s’étonner que les citoyens se désintéressent de la politique. Mais, au nom de la parité, reconnaissons-le, cette fois-ci les femmes sont particulièrement nulles.

Il fait trop chaud pour la saison et il n’a pas vraiment plu depuis trop longtemps. Après la Covid, on pourrait bien avoir, cet été, une pandémie de la soif.

L’orage menace sur le Lodévois.