
Il avait perdu la notion du temps. Le couloir paraissait interminable et il essayait en vain de se raccrocher à sa mission. Il représentait une société d’assurances et il était là pour expertiser un dégât-des-eaux.

Il avait perdu la notion du temps. Le couloir paraissait interminable et il essayait en vain de se raccrocher à sa mission. Il représentait une société d’assurances et il était là pour expertiser un dégât-des-eaux.

Il n’eut pas le temps de voir longtemps son visage, car après un bref « suivez-moi », la fille fit tout de suite demi-tour et le précéda dans un couloir étroit qui conduisait à l’arrière de la maison. Son popotin se balançait comme les cloches de Notre-Dame accompagnant un Te Deum. C’est à partir de ce moment-là qu’il commença à perdre le contrôle de la situation.

La fille qui lui ouvrit la porte, était sacrément bien carrossée. D’abord il n’avait pas regardé son visage, tandis qu’il se demandait comment le bouton du haut de son chemisier, pouvait encore tenir en place.

On mit longtemps avant de lui ouvrir la porte, mais le spectacle qui s’offrit -littéralement- à ses yeux le récompensait de son attente.

Ce profil d’aigle est celui de Federigo II da Montefeltro qui fut le premier duc d’Urbin de 1444 à 1482. Ce grand seigneur du début de la Renaissance, condottiere pendant trente ans, était un monarque particulièrement éclairé, qui favorisa l’éducation, les sciences et les arts avec une rigoureuse gestion des dépenses. Il sortait sans arme et presque sans escorte, son peuple qui le vénérait, s’agenouillait sur son passage. Sa célèbre bibliothèque était le plus précieux de ses trésors. L’original de ce portrait a été peint par Piero della Francesca et se trouve au Musée des Offices à Florence.

Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie.
François Truffaut
L’homme qui aimait les femmes

Dimanche dernier à la plage. Il y faisait beau et l’eau était bonne.

Pourquoi attendre, il ne fallait pas vous impatienter. Ici les traits ont disparu et il ne reste plus que les couleurs. Et voilà !

La première version de cette image a été faite le 29 juillet 1989 – qui était un samedi – sur la plage d’Anglet, près de Biarritz. Elle avait été dessinée avec un stylo plume à l’encre brune, non indélébile et qui, avec le temps, est en train de s’effacer. Ceci est la troisième version, mais dans les cinquante prochaines années, il devrait en avoir d’autres. Alors fidèles lecteurs, restez attentifs.

Vestige du « Mur de l’Atlantique » du côté de Biarritz. Les nombreux blockhaus ou bunkers qui se trouvent encore sur notre littoral, ont deux points communs. Ils sont tagués, autre variante de la peinture de camouflage qui tout compte fait les rend un peu moins laids, et ils sont invariablement « occupés » par des individus, à l’air étrange sinon inquiétant, qui perchés au sommet semblent en avoir pris possession et vous observent comme des oiseaux de proie. À quoi pensent-ils ces charognards ?