
Sur les traces du Petit Poucet.

Sur les traces du Petit Poucet.

Gamme chromatique.

Abstraction aléatoire.

Improbable bouquet dans un vase. Une seule règle, mais intangible, saisir l’image éphémère qui se présente et ne rien composer.

Le hasard a créé cette trace énigmatique bercée par un doux ressac. Une porte ? un oeuf ? une clef ? À chacun d’imaginer.

Cela vaut la célèbre photo de la première empreinte de pied sur la Lune. Si on continue, la Terre va rapidement se transformer en une planète désolée et ce seront les extra-terrestres qui viendront, dans un futur plus ou moins lointain, y faire de l’archéologie spatiale. Ce qui ne semble pas inquiéter le sympathique, mais naïf, spationaute français Thomas Pesquet (prononcer pescouette) qui rêve toujours d’aller sur Mars pour sauver la Terre.

Depuis longtemps, loin de sa terre natale, il prenait la poussière dans la réserve d’un petit musée de province, quand à l’occasion d’une modeste exposition sur l’égyptomanie en France, on l’a exhibé au milieu d’un fatras d’objet hétéroclites d’inspiration vaguement égyptienne. Mais quand j’ai osé le photographier, il paraissait heureux d’être là et son sourire d’éternité était apaisant.

Bonne nouvelle ! La funeste députée escrologiste Sardine Ruisseau, dont les médias diffusent à l’envi les propos délirants, commercialise désormais ses idées en boîte, pour pouvoir ainsi mieux nourrir la pensée de la France profonde. L’une de ses dernières sorties? Le travail produit du CO2, donc il faut arrêter de travailler pour sauver la planète. Et si Mme Ruisseau commençait par cesser définitivement de respirer? Le pays s’en porterait sûrement mieux.

C’est pittoresque, on se croirait revenu à l’époque nostalgique et imaginaire d’Antonio Canaletto (1697-1768) et de Francisco Guardi (1712-1793) , mais ça sent vraiment l’eau croupie d’une fin de règne.

L’ornithorynque est un petit mammifère archaïque d’Australie et de Tasmanie. Il a un bec de canard, des pattes palmées et pond des œufs. Semi-aquatique, il se nourrit d’invertébrés (vers et mollusques) que, grâce à son bec recouvert d’électrorécepteurs, il repère sous l’eau et dans la vase.