
Croisée un soir au Teatro San Salvatore de Venise, pour la représentation de l’Orfeo un opéra d’Antonio Sartori, créé dans ce théâtre en 1672. Sublime !

Croisée un soir au Teatro San Salvatore de Venise, pour la représentation de l’Orfeo un opéra d’Antonio Sartori, créé dans ce théâtre en 1672. Sublime !

Cela faisait longtemps que nous n’avions plus de nouvelles de Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné. Que ses lecteurs admiratifs se rassurent, elle va très bien et voyage à travers le monde. Actuellement aux Amériques, elle a, pour notre plus grand plaisir, repris sa précieuse correspondance avec sa fille, Mme la comtesse de Grignan.

On n’a pas fini de disserter sur les conséquences de l’épidémie de Covid-19. Un récent article paru dans la respectable revue américaine « Nature » (prononcer neïtchioure cela fait tout de suite plus instruit) indique que, d’après des chercheurs de l’université de Madison dans l’état du Wisconsin, les femmes auraient plus de séquelles que les hommes. Leurs capacités de verbiage seraient réduites (ce qui est plutôt un bien), leur libido serait fortement atténuée (ce qui est nettement moins bien), leur instinct de procréation au-dessous du seuil critique (ce qui n’est pas bien du tout, mesdames pensez à maréchal nous voilà et à nos retraites), je vous en passe et des meilleures. Même leurs compétences culinaires seraient affectées, alors là, rien ne va plus ! Heureusement que des chercheurs américains viennent nous informer de ce que nous savions déjà.

Périscope à l’affût, le sous-marin progressait silencieusement près de la surface de la Grande Prairie, provoquant seulement l’envol paresseux de quelques méduses dont il avait dérangé la pariade amoureuse.

« Le Bureau des Assassinats », le dernier roman (inachevé) de Jack London, dont le contenu assez décevant ne tient pas les promesses du titre. L’auteur s’étant égaré dans une pesante apologie du socialisme qui a affadi et niaisé l’intrigue pourtant, au départ, basée sur une idée originale.

Cette image peu originale, donne une impression de déjà vu. La technique est volontairement grossière, mais le résultat n’est pas plus convaincant.

Dans son excellent roman de SF, « Les ailes de la nuit », paru en France en 1975, l’écrivain américain Robert Silverberg ( né en 1935) décrit avec talent une Terre d’un futur post-apocalyptique dont les survivants d’un conflit nucléaire et/ou climatologique (aujourd’hui ça nous dit quelque chose), forment une étrange humanité ayant subi de multiples mutations et certains ont la capacité de voler après le coucher du soleil. Malgré un contexte catastrophique, ce n’est pas un roman pessimiste et la fin heureuse est porteuse d’espoir. Comme beaucoup de lecteurs adolescents, j’ai été amoureux de la jeune volante Avluela.

Saisie en plein vol, avant d’être capturée par la nasse de l’entomologiste.

Le célèbre professeur Aji Kaminotora, éminent entomologiste à l’Université de Kyoto, est un chasseur redoutable, dont l’exceptionnelle collection d’étranges « bestioles », a déjà été présentée avec un succès jamais démenti, dans les plus grands musées du monde. Pour les initiés, il s’agit d’un autoportrait de l’auteur.

Printemps à Tokyo. Le masque de beauté de cette contemporaine geisha, me rappelle celui que mettent les femmes de Madagascar pour se protéger du soleil. Peut-être cette coutume a-t-elle une origine similaire ? Encore qu’au Japon, il y a une motivation différente, celle de « l’Éloge de l’ombre », comme l’a si bien décrit l’écrivain Junichirô Tanizaki, dans son essai éponyme.