
La chambre, petite mais propre, n’était éclairée que par une lucarne qui, par bonheur, donnait sur le ciel.

La chambre, petite mais propre, n’était éclairée que par une lucarne qui, par bonheur, donnait sur le ciel.

En son absence, la propriétaire lui avait laissé la porte ouverte et des instructions pour s’installer. Il s’est engagé dans l’escalier plutôt vétuste, afin de gagner sa chambre au dernier étage. Le soleil qui était revenu, donnait un air de gaieté à l’antique demeure.

On l’avait prévenu, même en cette période de l’année, le temps dans l’archipel était extrêmement changeant. Et quand il est arrivé à la maison, il finissait de tomber une pluie de grêlons. La vieille demeure est apparue assez lugubre. Il s’est alors souvenu qu’en anglais, « huissier » se disait « usher » et il a pensé à Edgar Poe, un de ses écrivains préférés.

Il était arrivé en milieu d’après-midi par le bateau, ce qui n’est ni surprenant ni original pour aller dans une île. Cela aurait pu être par avion ou à la nage, mais par avion c’est trop près et à la nage trop loin. Une fois débarqué, il avait dû continuer à pied le long des plages en direction de son lieu d’hébergement. Dans le ciel des nuages de crème chantilly caressaient lentement le tapis herbeux recouvrant le haut des falaises.

Et s’y tenir… En essayant de ne pas se faire renverser par la circulation automobile qui, même si la voie semblait tranquille, s’est révélée plutôt intense un jour de marché, surtout quand on doit prendre le temps de cadrer la photo.

Dans le domaine créatif, rien n’est jamais définitif, mais quand on ne s’amuse plus, il vaut mieux passer à autre chose en essayant, modestement, de ne pas démériter. Après huit années d’activité, notre dessinateur, après un été très occupé mais artistiquement improductif, a décidé de ranger son crayon et de ressortir son appareil photo. Toutefois nous préférons prévenir nos lecteurs, le matériel n’étant pas récent, cela risque d’être flou.

Nous en avons déjà parlé, mais comme l’a si bien exprimé le poète Horace : « Bis repetitat placent » (les choses répétées plaisent) ou plus précisément certaines plaisent toujours. C’est le cas d’Alfred Stieglitz, visionnaire passionné aux multiples talents (grand photographe, éditeur inspiré, écrivain doué, organisateur d’expositions de photo et d’art moderne) digne de l’universalité des hommes de la Renaissance. La revue Camera Work fut créée par Stieglitz qui apporta les fonds, assura la direction, se chargea du graphisme et choisit lui-même les auteurs, photographes et artistes qui figuraient dans les colonnes. La revue qui parut de 1903 à 1917, grâce à l’énergie inflexible et à la détermination inébranlable de son créateur, reste aujourd’hui encore, la référence artistique de la photographie du début du XX ième siècle. J’ai eu la chance d’avoir un maître qui ne l’avait pas oublié et qui a su nous le transmettre.

Ce paysage d’inspiration « celtique », devient à la longue trop répétitif mais il permet de tester diverse techniques et styles. Cette fois-ci nous pourrions dire sans vouloir nous vanter que c’est à la manière sombre et géométrisante de Marcel Gromaire.

Même massacre que le précédent. L’harmonie des couleurs serait peut-être un peu moins mauvaise. Mais l’ensemble n’est pas plus convaincant, même si le moins raté est la chemise.

On ne sait pas qui c’est et ce n’est du tout ressemblant. Le nez part d’un côté et l’oreille de l’autre. Quant à la couleur, elle a été appliquée n’importe comment. Bref un vrai massacre.