Nous ne sommes pas seuls

Spécimen femelle de créature volante, obtenue à partir du croisement d’êtres humanoïdes et de zygoptères géants. Ces mutations, à l’origine à but scientifique, ont été réalisées à partir du XXXI ème siècle sur la planète H 362, qui comme chacun le sait, se situait aux confins de notre galaxie avant sa destruction pour des raisons sanitaires.

Extrait de « l’Encyclopédie des civilisations archaïques sur les exoplanètes de l’Ancien système solaire », chapitre 574, volume 4103. Édition épuisée, à notre connaissance, il ne reste qu’un seul exemplaire à la bibliothèque du Vatican et pour le consulter, il faut être sinon le pape mais au moins cardinal et encore, pas n’importe lequel.

Rendons à César…

Hermann Rorschach psychiatre et psychanalyste suisse (1884-1922), renommé pour avoir mis au point un test projectif de psycho-diagnostic basé sur l’interprétation des taches. Il a découvert que la perception visuelle est influencée par la personnalité. La première édition de son ouvrage Psychodiagnostik paraît en 1921. Moins d’un après, il est emporté en 24h par une péritonite incurable en 1922, à l’âge de seulement 37 ans. Loués soient les grands hommes.

Premier test

Il s’agit du fameux test projectif dit « de Rorschach ». Si vous voyez autre chose qu’un papillon Cressida, consultez d’urgence un psychiatre. Le Cressida cressida est un grand papillon d’une envergure de 70 à 80 mm (quand même), avec un dimorphisme sexuel (comme chez presque tous les humains). Ce papillon est présent en Asie méridionale (sud de l’Himalaya) et en Océanie. Le Cressida a été décrit par l’entomologiste danois Fabricius en 1775, sous le nom de Papilio cressida. Le genre Cressida a été nommé par le biologiste britannique Swainson en 1832.

La cassure

Ce reflet d’un petit canal vénitien est un prétexte au recyclage d’anciens dessins, en attendant une hypothétique reprise des activités du crayon rêveur. On peut se consoler en se disant que même les plus grands dessinateurs ont connu leur passage à vide, plus ou moins long pour certains, comme par exemple Hergé ou Franquin, les grands maîtres de la BD franco-belge.

Ne pas se tromper !

On croyait visiter un musée d’art contemporain, où s’exposait un célèbre artiste allemand, adulé par la critique. Que nenni, on s’est retrouvé dans le vaste hall d’un quasi salon du bricolage, à contempler de monstrueuses figures en bois hâtivement dégrossies à la tronçonneuse (électrique bien-sûr pour sauver la planète) et d’immenses panneaux de papiers peints (sûrement du papier de récupération pour aussi sauver la planète) grossièrement encollés sur des support mal équarris. En sortant, complètement sonnés, nous nous sommes précipités dans un bistrot boire un coup de gros rouge, pour sauver la viticulture française.

Un étranger

On voit des gens vraiment bizarres dans les grands musées de Paris. Celui-là ne devait sûrement parler la belle langue de Molière. Peut-être qu’il ne savait même pas parler. Ce qui ne serait pas étonnant, car aujourd’hui, au nom du bien vivre ensemble, et surtout de l’attrait mercantile du tourisme, on voudrait nous ferait accepter n’importe quoi.