Anaïs, en apnée dans la piscine du camp de vacances de Rodez. C’était il y a déjà longtemps. La photo avait été prise avec un réflex argentique, Olympus OM-1N, datant du début des années 80, équipé d’un moteur additionnel qui faisait un bruit de machine à coudre et atteignait péniblement la cadence de 1,5 image/seconde, ce qui faisait professionnel et impressionnait les possesseurs de Kodak Instamatic.
Objet d’art
Posée au milieu des champs, cette borne à incendie, ne semblait pas avoir d’autre utilité qu’esthétique. Ce qui n’était pas si mal.
L’asiatique
Dans le tram, difficile de savoir si elle avait 30 ans ou 60 ans. Et si elle n’avait pas le sourire, c’est peut-être la fatigue des transports en commun ou qu’elle avait remarqué que je la dessinais ou tout autre raison qui ne me regarde pas.
La sentinelle
Grand hêtre, en montant vers le sommet du Mont Aigoual.
Mon Arcadie
L’Aubrac, mon jardin secret.
Le pays du long nuage blanc
La Nouvelle-Zélande aux paysages, semble-t-il, extraordinaires, si on croit le cinéma et la photo, mais qui sont en réalité des artéfacts virtuels obtenus par des logiciels de retouche d’images, comme par exemple Photosoup, Illustratruc ou Lightcook (en vente dans les meilleures quincailleries). Donc inutile de se coltiner plus de 24h d’avion pour aller voir ce que l’on trouve, en vrai et bien plus beau, dans les principautés du Liechtenstein et de Monaco réunies.
Studieuse
A la B.U. (bibliothèque universitaire) de la faculté des sciences. La quasi-totalité des étudiants ont un ordinateur portable marqué du célèbre logo de la poire. Pourquoi pas une carotte ou un chou-fleur ? Avec ma feuille de papier et mon stylo-bille, j’ai l’air d’une espèce en voie de disparition, heureusement je suis au rayon « Science et Vie de la Terre ».
Vigiles
Dans la galerie marchande du centre commercial, discrets, polis, efficaces.
Jeu de mots facile
Josette zozotait franchement, alors on l’appelait Chaussette. Mais la vision de Chaussette en josettes était des plus fascinante et nous laissait tous bégayants.
L’homme-chien
Aussi soudainement qu’elle avait commencé, l’averse tropicale s’était arrêtée.Sous l’effet de la chaleur la végétation fumait. L’odeur forte qui imprégnait l’atmosphère humide les alerta. Dissimulés derrière un rideau de lianes, ils virent le premier homme-chien, c’était un guetteur.