Leçon d’anatomie

A l’instar des illustres maîtres de la peinture du XIX ème siècle qui ont déjà traité avec brio ce sujet, cela aurait pu s’appeler « Lutteurs », sauf que les deux messieurs qui posaient dans l’atelier, étaient tout sauf combattifs. C’est même leur pose la plus dynamique, le reste du temps ils étaient avachis dans des sièges ou même couchés. La radio branchée sur FIP, diffusait une musique d’ambiance ringarde qui nous a empêchés de nous endormir sur le crayon.

Survivants ?

Bosquet de hêtres sur le plateau de l’Aubrac. D’après les prévisionnistes de la météo, qui en ce moment ne sont pas très optimistes, on nous annonce la disparition de cette splendide et vitale espèce d’arbre d’ici 50 ans à cause de la canicule. Espérons qu’ils se trompent !

El boxeador

Portrait sans complaisance de l’ancien boxeur d’origine espagnole Pablo Picasso qui, à la suite d’une énième défaite sur les rings parisiens, vient de raccrocher ses gants au vestiaire et consacre désormais son temps à la peinture en compagnie de l’ancien champion cycliste hollandais, Vincent Van Gogh, dans leur maison de retraite de St Rémy-de-Provence.

Rétro portrait

Irving Penn à Cuzco. Le maître de la photo de mode s’est photographié au début de décembre 1948 avec son célèbre Rolleiflex. Les curieux attentifs, peuvent constater que la photo a été, comme toujours, prise à la lumière naturelle du studio qu’il avait loué pour quelques jours et dont on aperçoit le reflet de la fenêtre dans les objectifs. Dernière information, avant de vous laisser partir en vacances, le reportage de mode intitulé Flying down to Lima paraîtra dans le numéro de Vogue du 15/02/1949 et sera un grand succès tant pour le magazine que pour le photographe.

La valise péruvienne

Le 27 novembre 1948, le célèbre photographe new-yorkais Irving Penn est envoyé au Pérou par le magazine Vogue, pour effectuer  des photos avec la  mannequin débutante Jean Patchett. Ils emmènent avec eux une trentaine de kilos de vêtements pour réaliser à Lima un reportage de mode inspiré d’un édifiant journal de voyage, du style la jeune, jolie et élégante américaine ingénue dans les rues, au café, chez le cireur de chaussures etc… Au moment de rentrer, Penn laisse partir son équipe et prend seul la direction des Andes jusqu’à la cité précolombienne de Cuzco, l’ancienne capitale de l’empire inca. C’est là qu’il réalisera une mémorable série de portraits des habitants. Des 2000 clichés qui, selon la légende, auraient été pris en trois jours, on n’en a vu qu’une vingtaine publiés ultérieurement dans Vogue. Mais le dieu du hasard étant bienveillant, on vient de retrouver à Cuzco dans un ancien studio de photographe, voué à la démolition pour être transformé en un élégant parking, une valise contenant des centaines de négatifs que Penn aurait oubliée, dans sa précipitation pour aller retrouver à New-York, Lisa Fonssagrives, très célèbre mannequin, qu’il épousera en 1950.

Cogitation

Fidèle à sa légendaire méthode, le commissaire Maigret ne se rendit pas sur les lieux du crime  (il n’y avait pas encore de crime) et alluma son inséparable bouffarde pour réfléchir. Ce qui rassura la population, car comme l’a si bien écrit le grand auteur classique Pierre Corneille:

Tant à le voir fumer au milieu des nuages, les plus épouvantés reprenaient du courage.

Le retour du limier

L’afflux de témoignages peu cohérents, sinon fantaisistes, incita les autorités à rappeler leur meilleur limier. Le célèbre commissaire Jules Maigret fut tiré de sa morne retraite de pêcheur à la ligne et se retrouva au cœur de l’action sur le plateau de l’Aubrac.