
… est Forêt.

… est Forêt.

C’est quand nous avons vu débarquer les premiers touristes en provenance des anciennes colonies extraterrestres, que mon grand-père qui, dans sa jeunesse avait participé à la bataille des anneaux de Saturne et plus tard au siège de Pluton, m’a dit d’un ton péremptoire dans sa robe de chambre molletonnée: « Tu verras, un jour ça finira mal ! ». Il n’avait pas tort, mais il le disait souvent .

Ayant réussi à franchir les champs électromagnétiques de défense, un robot-torpille de la coalition vénusienne, avait frappé une forteresse de l’empire militaro-industriel terrien. Cet épisode survenu à l’aube du XXXII ème siècle, et considéré à l’époque comme mineur, devait en réalité marquer le début de l’expulsion de la civilisation terrestre au-delà de l’orbite de Neptune.
extrait de: « Chronique des guerres archaïques sur les exoplanètes de l’Ancien système solaire »

En partenariat avec notre confrère du Figaro magazine.
À la question, « Que pensez-vous de l’action du Président de la république et du gouvernement pour tenter de trouver une solution aux problèmes du pays? », la réponse est brutale et sans appel : PROUT !

Mes chers compatriotes, vous êtes très nombreux (et j’en fais partie) à suivre avec assiduité, les allocutions télévisées du Président de la République. Vous avez donc remarqué qu’à côté du président, sérieux et concentré, sur un arrière-plan de plus en plus austère – la dernière fois, on se serait cru à l’hôpital ou dans l’antichambre d’un funérarium – il y a l’image réduite d’une dame, à l’aspect respectable, qui agite ses mains et ses bras dans tous les sens, en appuyant sa gestuelle de force grimaces. Rassurez-vous, il ne s’agit pas d’une échappée d’un asile d’aliénés, mais d’une interprète, qui traduit dans le langage des sourds-muets, les doctes paroles présidentielles. Mais, à quoi ça sert ? À rien ! Car au bas de l’écran, le discours est sous-titré. Alors de deux choses l’une, soit les sourds-muets peuvent lire le président et les aveugles peuvent l’entendre, soit les malheureux sont sourds, muets et aveugles, ils ne peuvent donc rien savoir, ils ne votent pas et de fait, ne servent à rien, politiquement parlant. Alors, mes chers compatriotes, lors de la prochaine allocation présidentielle, coupez le son et cachez les sous-titres. Le concours de grimaces de l’interprète des sourds-muets, vous vaudra une franche rigolade et si, en plus, elle a une belle poitrine, alors ses trémoussements suggestifs dépasseront en lascivité toutes les danseuses du ventre des bars à chicha. Ce qui vous évitera d’y aller vous détruire les neurones, et vous aidera à bien voter la prochaine fois. Vive la République, Vive la France !

L’actuel premier ministre, on peut même dire qu’il est inconsistant. Au-delà de ses capacités intellectuelles qui doivent être grandes, il s’exprime comme le énième conseiller d’un obscur canton de la France profonde et n’ayant pas grand-chose à dire, parce que le Président a déjà tout dit avant lui, il nous parle comme à des gamins de maternelle ou à des quasi-centenaires d’un EHPAD. Et puis, il fait coincé et pas moderne, on dirait la progéniture improbable d’une espèce politique disparue dans les limbes du siècle passé. À la place de Macron, je m’en débarrasserais vite avant l’échéance de la prochaine campagne présidentielle, sinon c’est perdu d’avance.
chronique politique en partenariat avec le Figaro magazine

L’aile volante, lourdement chargée, plongea dans les nuages pour tenter d’échapper au chasseur qui était apparu dans le soleil.

Un dessin minimaliste, censé évoquer un combat aérien. Là aussi, je ne me suis pas fatigué.

Lâché d’une aile volante, un prototype s’élance dans la stratosphère au-dessus du désert du Nevada où, comme le savent les personnes bien informées, se trouve une base secrète de l’US AirForce. Ce petit dessin, dont l’original est grand comme un timbre-poste, ne m’a pas demandé beaucoup de travail.

Une fois n’est pas coutume, Mr Lapin et Mme Lapine avec leurs deux beaux enfants se promènent le long du Canal du Midi. Qu’ils se dépêchent d’en profiter, car les chasseurs qui viennent d’être autorisés à tirer le gros gibier, ne sont pas satisfaits et en bons malades de la gâchette, voudraient revenir à leur funeste habitude, c’est-à-dire tirer sur tout ce qui bouge. Nous voilà prévenus.