Flou artistique

Ils étaient seuls ou presque sur cette plage entre Bayonne et Biarritz par un mois de septembre pluvieux. Il y avait peu de baigneurs sous une légère pluie qui pourtant était douce et tiède. Votre serviteur resté habillé, avait les pieds dans l’eau pour prendre la photo dont l’original ne ressemble pas du tout à ça. Devenu un farouche adversaire de la « réalité augmentée », véhiculée par la technologie numérique, j’y ai ajouté une touche de pictorialisme, assez appuyé, j’en conviens.

Le Grand Charles

Monogramme de Charlemagne (Carolus Magnus) petit-fils de Charles Martel (Carolus Martellus) aïeul de la dynastie des Carolingiens qui régnèrent sur L’Europe occidentale du VIIIème au Xème siècle. Comme quoi la notion d’Europe n’est pas récente, elle est même dans les gènes de notre histoire commune. Le problème c’est que parmi tous les tocards qui fanfaronnent à Bruxelles, on ne voit pas qui pourrait être un nouveau Carolus Magnus.

L’empereur d’Occident

Ce denier en argent représente Charles 1er dit Charlemagne (742- 814), le front ceint d’une couronne de laurier, imberbe mais moustachu et le buste couvert du paludamentum, ce manteau de couleur pourpre porté par les empereurs romains. Carolus Magnus se voulait le digne héritier de la Rome antique. Assez curieusement, son profil sur cette pièce ressemble à celui de Mussolini.

Basculement

Elle voulait montrer qu’elle n’avait pas froid sur cette plage du pays basque où les rares pékins égarés étaient vêtus de manteaux ou de combinaisons étanches. Qu’elle ait froid ou pas, ce qui m’intéressait c’était sa plastique séduisante et sa foulée de cheval qui billardait. La frontière espagnole n’était pas loin.

Savoir

Elle savait que nous la regardions, sachant qu’elle le savait. Mais il n’y avait rien d’autre à faire car la mer était très dangereuse avec des rouleaux qui vous entraînaient au large et dans quelques heures un avion nous emporterait au loin. Alors nous regardions.

Entre deux étages

Au rez-de-chaussée il y avait un bureau dont les machines à écrire ne cessaient de cliqueter et au deuxième il y avait une flûtiste qui répétait toute la journée en s’accompagnant d’un métronome et en battant du pied. Pour habiter entre les deux, il fallait avoir l’oreille musicale ou être sourd.

Enfin de retour

« Por fin estoy de vuelta – Cruzé el rio debajo las nubes – Cruzé el invierno en la luz – Por fin estoy de vuelta y en los labios tengo la musica extrana de un angel – Por fin estoy de vuelta ajeno a mi mismo y sereno ».

« Me voici enfin de retour – J’ai traversé le fleuve sous les nuages – J’ai traversé l’hiver dans la lumière – Me voici enfin de retour avec sur les lèvres cette musique d’ange si étrange – Me voici enfin de retour étranger à moi-même et apaisé ».

Chanson de pèlerins sur l’antique chemin de St-Jacques-de-Compostelle