
Le visiteur.

Le visiteur.

En mal d’inspiration.

L’angoisse de la feuille blanche.

La Chose fut découverte en début de matinée, heureusement dans la partie inhabitée de la lande, où toute végétation avait été rasée dans un rayon de plusieurs centaines de mètres. Un trou énorme avait été creusé par l’impact du projectile. Le météore avait l’aspect d’un énorme cylindre métallique profondément enfoncé dans le cratère. Il était encore trop échauffé par sa chute à travers l’atmosphère, pour interdire de s’en approcher.

Dès l’aube, les premiers volontaires se mirent à parcourir la lande à la recherche du météore, que les scientifiques estimaient de très grande taille. Sous les blocs aéroportés, l’herbe était calcinée.

La nuit où tomba le premier météore. On le vit passer au-dessus des vastes pâturages, ligne de flamme allant vers l’ouest, et disparaître au-delà de l’horizon, avant une brève lueur, suivie d’une sourde explosion. Parmi ceux, pourtant nombreux, qui l’aperçurent, personne ne s’est préoccupé, cette nuit-là, de rechercher la Chose qui était tombée.

Le monde était encore dans une sécurité et une tranquillité parfaites.

Ceux qui l’ont vécu, ne pourront pas l’oublier. Par une froide mais claire nuit de la fin octobre, une sorte de météorite géante partie de la planète Mars, à la suite, selon certains astronomes, d’une immense explosion volcanique, se dirigeait vers la Terre.

Les apparitions de machines volantes se multiplient et sont d’autant plus inquiétantes qu’à l’évidence ces engins aux formes non-conventionnelles, se déplacent avec une vélocité extraordinaire et presque sans aucun bruit.

Ça y est les premières témoignages de énième main, donc irréfutables, commencent à fleurir. Avant l’arrivée imminente de leur invincible armada, il semble que les martiens aient envoyé d’étranges engins d’observation qui, nuitamment, survolent nos paisibles contrées.