Ciel de Normandie, aux nuages sans pareil.
La voisine
Dans le tram, assise à côté de moi, elle écoutait une musique tonitruante qui devait lui vriller les tympans. Heureusement, elle portait fièrement une poitrine conquérante, dont les agréables rondeurs ont adouci la brutale cacophonie qui arrivait jusqu’à moi.
L’art plastique n’est pas forcément compatible avec l’art musical.
L’atelier du photographe 2
Dans la cour, le feuillage d’un gros platane tamisait la lumière qui entrait par les persiennes presque toujours fermées. Malgré des planches clouées sur les fenêtres, l’obscurité dans le laboratoire n’était jamais totale pendant la journée, ce qui m’obligeait à des séances nocturnes marathoniennes.
Ma sympathique propriétaire, d’abord surprise que l’appartement, encombré par une profusion de tuyauteries, robinets et pendules, éclairé par quelques ampoules rouges , ait été transformé en sous-marin, ne s’était pas opposée à ce choix artistique.
L’atelier du photographe
C’était il y a longtemps, au 1er étage d’une petite maison du vieil Avignon. Dans la cage d’escalier, baignée par la lumière de l’après-midi, flottait la douce odeur persistante de l’hyposulfite.
Nostalgie de ma jeunesse argentique !
Départ en vacances
La fille assise sur le trottoir, avait un sac-à-dos tellement énorme que je me suis demandé, d’abord comment elle pouvait le porter et ensuite s’il n’était pas factice. Après l’avoir vue se lever si facilement lorsqu’un véhicule est venu la chercher, la réponse a été qu’il était rempli de choses légères – probablement les pensées heureuses des vacances à venir.
Et moi qui m’apprêtais à l’aider, quelle déception.
Action !
Retraité stimulant quotidiennement ses capacités intellectuelles et… sportives.
Un travail de fond.
Décontracté
Adrien dans le canapé vintage, de son appartement du 11 ème arrondissement à Paris.
Image de mémoire, à la plume directe et sans lunettes, le crayon était encore plus détendu que le modèle.
Atelier libre 2
La beauté de F… est singulière, au début mon crayon a eu de la peine à l’accepter, mais la découverte graphique n’en a été que plus stimulante.
Tes yeux quoique très noirs, m’inspirent des pensées qui ne sont pas du tout funèbres.
Baudelaire
Discrète
Dans le tram, la jeune femme asiatique, consciente de sa beauté, continuait à converser tranquillement au téléphone pendant que je la dessinais.
Promesses d’un visage.
Fête de la musique
Image (exceptionnellement en couleurs) créée pour la première fête de la musique d’Halifax (Canada) organisée en 2007 par Anaïs, ma fille.
Cette année la fête était à l’opéra Corum de Montpellier, où l’orchestre de Languedoc- Roussillon (bientôt d’Occitanie?) nous a régalé avec brio d’un concert de musiques sud-américaines