Ils étaient jeunes et très beaux, mais je me souviens seulement qu’elle portait des chaussures dont la couleur était en harmonie avec sa chevelure rousse.
Pouce athlétique
Dans le tram, il pianotait comme un fou sur son portable. Sa carrure impressionnante montrait qu’il pratiquait un entraînement assidu, vraisemblablement en vue des prochains jeux olympiques du SMS.
En compagnie des nuages
Parc des volcans dans le Massif Central.
Chic
A… était un jeune américaine athlétique, venue étudier le français dans le sud de la France, mais elle ne rêvait que d’être top-modèle. A l’époque photographe, je cherchais un modèle, elle a posé pour moi et en échange je lui ai fait son dossier photo avec lequel elle est allée à Paris tenter sa chance. Après quelques mois, elle posait dans les pages mode d’un numéro du magazine Elle. Ce n’était plus la belle plante que j’avais connue, son regard était triste, elle avait sérieusement maigri et perdu sa belle chevelure. Elle n’est pas devenue top-modèle.
Entrevue
Entre deux portes, j’arrivais, elle partait ou le contraire.
Moi Jane
Toi Tarzan
.
Endimanchée
Elle portait avec élégance son récent veuvage d’un riche mari qui aurait pu être son grand-père et qui, outre sa fortune lui avait légué un titre de petite noblesse, ce qui ajoutait au maléfice de ses appâts.
Pomme
Belle à croquer, pleine de vie, enjouée, toujours souriante, elle dispensait autour d’elle une joie de vivre communicative.
Volage
Penchée à l’extérieur du cabriolet décapotable qui roulait dans une large allée bordée de hauts peupliers frémissants, elle s’enivrait de sa liberté soudaine, ayant brusquement laissé à Paris son ennuyeux amant, un jeune trader financier dont la trop longue et trop conventionnelle relation, lui provoquait désormais un dégoût profond. Ayant des goûts éclectiques, elle avait accepté l’invitation d’un vieil ami de son père, un ancien photographe, auteur de BD à ses heures et dont la fantaisie débridée, la comblait divinement.
Alain-Fournier, le retour du Grand Meaulnes (œuvre posthume)
La reine du tricot
Sonia Rykiel, une grande créatrice de mode. Elle a inventé la démode, à travers un style identifiable par l’apologie du noir et des rayures, les coutures à l’envers, l’absence d’ourlets et de doublures, la dentelle et le strass et surtout la maille qui épouse le corps de la femme. Ses créations sont associées à l’image d’une parisienne féminine, libre, sensuelle et indépendante (dixit la presse spécialisée).