Sous sa housse de neige, le Pavillon d’Or était d’une incomparable beauté. Avec ses baies grandes ouvertes qui laissaient entrer les bourrasques, ses fins piliers côte-à-côte, il avait dans sa nudité même quelque chose de tonique et de purifiant.
J’ai plus ou moins bien copié l’estampe d’un dessinateur japonais dont j’ai oublié le nom, et le texte d’un roman également japonais dont j’ai oublié le titre et l’auteur. Que ces grands maîtres me pardonnent.
Préparatif de fête.
Canal du Midi à Agde.
Autre platane (ou aplatane en provençal), toujours au bord du Vidourle à Marsillargues.
Platane au bord du Vidourle à Marsillargues.
Elle a l’air d’avoir mal aux dents, c’est normal à la faculté d’odontologie sinon, à moins d’être masochiste, il y a d’autres endroits plus amusants pour passer ses journées .
Dans le tram toujours.
Ça y est, le réplicant à son tour m’a repéré. Avec sa gueule cabossée par les météorites, il n’a pas l’air commode et il s’est mis à me suivre…
Ouvrez l’œil, au coin de la rue je viens d’en repérer UN, un authentique réplicant (androïde hors-la-loi), sûrement évadé et venu clandestinement d’une exoplanète lointaine. Il faut prévenir les autorités, mais personne ne voudra me croire puisqu’avec le décalage temporel, cela se passe dans un futur encore hypothétique.
Hier dans le tram, l’air résolument farouche, sûrement plus adepte de combats de rue que partitas de Bach. Dans le célèbre film de science-fiction Blade-Runner, sorti en 1982 (il y a déjà 35 ans), ses créateurs, à grands renforts de maquillages et de tenues extravagantes, avaient montré une population plutôt inquiétante. Aujourd’hui ils feraient des économies sur la figuration, en recrutant directement dans la rue. Mais à l’allure où le monde dit-civilisé semble aller, sans aucun doute dans quelques années, la réalité aura dépassé la fiction. A quand les éliminateurs d’androïdes félons ? Il y a certainement de nouveaux débouchés professionnels en perspective.