Contrôleuse rieuse, en gare de Valence-TGV.
La conquête de Mars 6
Alors on s’est tous embarqués sur la plateforme et on a commencé à suivre un ancien canal en se disant qu’il devait mener quelque part. Mais quand? car l’engin surchargé se traînait péniblement.
L’éloge de l’ombre
Dans ce remarquable essai, l’écrivain japonais Junichirô Tanizaki, fait entre autres l’éloge de la beauté de la blancheur presque irréelle de la femme japonaise « à la lueur vacillante d’une lanterne » comme « un jeu trompeur et éphémère d’ombre et de lumière ».
L’autre côté du paravent
Japonais, bien-sûr.
La conquête de Mars 5
Rendu euphorique par ses succès de mécanicien, le pilote a voulu démontrer sa maîtrise de l’hélico. Résultat, il s’est écrasé quelque part dans une ancienne mer asséchée de la vastité martienne. Exit le pilote, requiescat in pace !
La conquête de Mars 4
Et quand il a remis en état la plateforme anti-gravité, cela a été l’apothéose. Enfin on allait pouvoir explorer sérieusement cette maudite planète où on était coincé pour plusieurs années.
La conquête de Mars 3
C’était un mauvais pilote mais un sacré mécanicien. Quand il a réussi à remettre en état l’hélico, ce fut un triomphe.
En attendant la pluie
Après la canicule de l’été, les nuages passent et repassent sans la pluie espérée depuis trois mois. Si ça continue, on va devoir aller faire des neuvaines à la cathédrale. Quel que soit le résultat, cela ne pourra pas faire de mal à cette société de mécréants.
La conquête de Mars 2
La fusée de secours – qui n’était pas encore construite – n’arriverait pas avant au moins trois ans. Alors on a commencé à musarder aux alentours à pied, en attendant que ce foutu pilote, censé être aussi mécanicien, parvienne à remettre en état les mobiles d’exploration. Jusqu’à présent, ce n’était pas passionnant, du sable et quelques cailloux. D’un autre côté, vu la façon dont on avait pris contact avec la planète rouge, si cela avait été dans une région montagneuse, on ne serait plus là pour le raconter.
La conquête de Mars
Ça avait mal commencé ou plutôt, c’était la continuité de la poisse. Le Météor 1 s’était écrasé au décollage, le 2 avait explosé en plein vol, le 3 avait disparu au-delà du système solaire. Et voilà que cet abruti de pilote avait confondu météor avec météorite et s’était planté comme un malade dans le sol de la planète rouge. A sa décharge, il faut dire qu’avant il était cycliste acrobate dans un cirque et n’était devenu pilote remplaçant que parce que le titulaire avait dû être écarté juste avant le départ à cause d’une chaude-pisse carabinée, attrapée en jouant au futur héros de la conquête martienne auprès du personnel féminin de la base dont, sans vergogne,il avait usé et abusé. On ne pouvait pas décemment risquer de refiler la chaude-pisse aux martiens. Le regrettable précédent de la décimation des indiens d’Amérique par les maladies vénériennes, apportées par les conquérants hispaniques et les puritains anglo-saxons, était encore dans toutes les mémoires. Bref, on avait atteint Mars, mais le Météor 4, fleuron de la technologie aérospatiale, n’était plus qu’un tas de ferraille et n’avait aucune chance de pouvoir repartir.