Un entomologiste

La mante Stenophylla cornigera fut « découverte » en 1843 par John Obadiah Westwood (1805-1893), célèbre entomologiste britannique. L’honorable savant, bien qu’il n’ait jamais voyagé très loin, décrivit et classifia de nombreuses espèces d’insectes du monde entier, avec une prédilection pour les spécimens les plus grands, les plus étranges et les plus colorés, rapportés par les naturalistes ou provenant de collectionneurs d’Angleterre. Westwood était également un remarquable dessinateur et excellent coloriste, qui reproduisit, avec une extrême précision et un grand talent, les insectes objets de ses études.

Kleksographie assistée…

… sans ordinateur. Cet insecte non aléatoire, est une Stenophylla cornigera, c’est-à-dire une mante (plus ou moins religieuse) de la famille des Acanthophidae, originaire du Brésil et comprenant trois espèces :

  • Stenophylla cornigera découverte en 1843
  • Stenophylla lobivertex découverte en 2000
  • Stenophylla gallardi découverte en 2005

À propos de kleksographie

Le néologisme « kleksographie » a été créé au XIXème siècle pour désigner le procédé de création d’images à partir de taches d’encre. L’intérêt porté aux taches d’encre se poursuivit tout au long du siècle au cours duquel sa pratique se déclina sous des formes ludiques, artistiques et parfois divinatoires. En 1920, soit un an avant la publication du test de Rorschach, le peintre Picabia publia dans sa revue dadaïste « 391 », une œuvre en forme de tache d’encre, intitulée « La Sainte Vierge ». Nous comptons demander au nouveau pape Léon XIV, son opinion sur ce dessin, obtenu de façon totalement aléatoire.

Surprise, surprise !

Le nouveau pape ne s’appelle ni Libellule ni Papillon, mais Papa Léon (le quatorzième du nom) et en plus il est nord-américain. Cela n’a pas fini de faire causer dans les chaînes de radios et TV, qui objectivement ne savent pas grand-chose, mais ont la prétention de se croire investis du pouvoir de désinformer la France des gens ordinaires, que cette vaine agitation laisse indifférents.

Musée imaginaire

« Peindre sans détours », c’est le titre de l’exposition Gabrielle Münter, en ce moment au Musée d’Art Moderne de Paris. Le titre est assez original, mais ne correspond pas à la réalité de l’œuvre picturale, objectivement plutôt médiocre. Car les détours et surtout les contours ne manquent pas. Et tant qu’à faire, les proportions du tableau ne correspondent pas non plus. Aucune importance, c’est I-MA-GI-NAI-RE.

Tableaux d’expositions

Ce sommaire, mais pas si archaïque, appareil photo Kodak Bull’s Eye, datant de 1898-1900, appartenait à l’artiste expressionniste allemande Gabriele Münter (1877-1962), dont l’œuvre (objectivement pas exceptionnelle) fait actuellement l’objet d’une exposition au Musée d’Art Moderne de Paris. La visite de plusieurs expositions dans la capitale, a montré que la grande majorité des visiteurs ne regarde plus directement les tableaux, mais seulement à travers les écrans de leurs téléphones portables. Ce qui vaut des scènes surréalistes, créant d’autres expositions à l’intérieur des expositions.

Couleur rouge

Gardien à l’entrée de l’exposition David Hockney, en ce moment à la Fondation Louis Vuitton à Paris. Il était baraqué et, comme ses autres collègues, très élégant, ce qui contrastait avec les visiteurs, lesquels avaient l’air de sortir d’un sèche-linge sans être passés au repassage.

La créature extraterrestre

Cette très étrange – pour ne pas dire inquiétante – bestiole est un phasme, comme j’ai eu la surprise de le capturer dans le jardin de la maison familiale, quand j’étais enfant. En ce temps-là (finalement pas si lointain), nous étions chasseurs d’insectes pour le compte de notre père, entomologiste et collectionneur qui, en cas de prise intéressante, nous récompensait d’une prime de quelques dizaines de centimes de francs, proportionnelle à l’intérêt (esthétique ou scientifique) de la bestiole. La prise du phasme, m’avait alors valu une bonne prime. Les phasmes comptent plus de 2000 espèces dans le monde, aujourd’hui localisées essentiellement sous les tropiques où ils sont appréciés comme animaux de compagnie.