Savoir prendre du recul.
Leçon n°4
Rester concentré sur l’objectif.
L’Aiguille creuse
Le repaire secret d’Arsène Lupin. Malgré un style aujourd’hui devenu un peu ampoulé, l’histoire éponyme que Maurice Leblanc a écrite en 1909, est encore formidable. Et même si cela se passait il y a plus de cent ans, lorsqu’on va sur les lieux, on y croit encore.
L’Arcadie
Sous un ciel limpide parcouru de nuages immaculés, les falaises d’albâtre sont battues par des vagues redondantes. C’est la Normandie de Boudin, Monet, Flaubert, Maupassant et… Arsène Lupin.
A la claire fontaine
Défense de la boire et de s’y baigner. Si en hiver les interdictions sont globalement respectées, en été, c’est tout le contraire, les assoiffés qui ne veulent pas subir le diktat des bistroquets et les porteurs de tongs qui ont les pieds échauffés, en usent abondamment. Les amateurs d’art, pourront admirer cette belle sculpture léonine au bas de la rue de l’Université dans la petite ville de M… (dite et redite la surdouée).
Le missionaire
Éloquence, ténacité et sens de la persuasion.
Image trompeuse
Ce magnifique bouquet qui embellit mon modeste intérieur, aurait pu ce jour-là, inciter à penser que l’hiver terminé laissait loyalement sa place au printemps. Que nenni, le redoutable général hiver s’est réveillé et pas qu’un peu ! La neige a enseveli la petite ville de M… (autoproclamée la surdouée) qui a été paralysée pendant deux jours. L’exemple de la débandade générale a été donné par les pléthoriques employés municipaux qui se sont enfuis les premiers et, avec la bénédiction du maire, sont restés terrés chez eux pendant trois jours. Il leur fallait bien au moins un jour pour se remettre de leurs émotions. Voilà une information qui ne manquera pas de réjouir le personnel des hôpitaux, qui lui a travaillé pendant 48h sans interruption.
Chef-d’œuvre posthume
La presse s’est récemment faite l’écho de la découverte dans les ruines du mazet – voué à la démolition – qu’avait autrefois occupé, Paul Cézanne sur les pentes de la montagne Ste-Victoire, d’une de ses natures mortes, jusqu’alors considérée comme mythique, le fameux Hareng à l’assiette bleue. L’œuvre qui vient d’être restaurée (elle avait en effet reçu un malencontreux coup de pelle mécanique) est en tous points admirable. On y reconnait la fulgurante simplicité du dessin et la transfiguration chromatique des sensations visuelles qui marquent le génie du maître d’Aix-en-Provence. A coup sûr, l’énigmatique sourire du Hareng devrait rapidement dépasser en notoriété celui de la Joconde.
A la poursuite des nuages
Un dimanche de randonnée très venté
, sur le versant nord du massif du Caroux.
Madame Dimanche
C’est son mari qui l’avait surnommée ainsi, car elle ne lui accordait que ce jour-là pour accomplir son devoir conjugal. Le reste de la semaine, elle était absorbée par sa vie professionnelle et empêchée par des migraines rédhibitoires. Photographe amateur à ses heures, il était surtout un grand collectionneur d’appareils photo. Cette image de son épouse (consentante?) a été prise avec l’un des fleurons de sa collection, un appareil-espion Minox qui malgré la très petite taille du négatif (8×11 mm), permet d’apprécier la beauté de Madame et de comprendre la frustration de Monsieur.