Le prototype

Sortie d’usine du module d’exploration conçu par la Compagnie Astropostale pour la conquête de la planète Vénus. Cet engin biplace, de fabrication 100% française, permettra, grâce à une solidité et une fiabilité à toutes épreuves, aux valeureux explorateurs de se déplacer en toute sécurité dans un environnement particulièrement hostile. En effet la douce Étoile du berger dont la température peut atteindre + 480°C, est de plus environnée d’une atmosphère de gaz carbonique dans laquelle flottent des nuages d’acide sulfurique et sous une pression 92 fois plus forte que sur la Terre. Nul doute  que les instances astronautiques parviennent à recruter de courageux volontaires. Pour faire acte de candidature, il est possible de s’adresser à notre rédaction qui transmettra.

Un premier janvier

C’était il y a longtemps à Cabourg sur la côte normande, où il avait neigé pendant la nuit du nouvel an. Au matin sur la promenade de la plage, tout était blanc, excepté les cheveux de la femme en harmonie avec les poils de son chien. Cette photo a été prise avec un Minox 35 mm, un petit bijou hélas sans lendemain, de la tech-ni-que a-lle-man-de.

Anniversaire spatial

Le 3 décembre 2048, après plusieurs tentatives infructueuses, un astronef de la Confédération Puritaine des états unis d’Amérique a atteint la planète Vénus. Grâce à ses surpuissants calculateurs électroniques, le vaisseau spatial est entré en contact avec la surface vénusienne avec une remarquable précision.

Le Palais hanté

Et enfin comme les ombres du soir approchaient,  je me trouvai en vue de la mélancolique Maison Usher.

Cette maison existe ou plutôt existait. Elle se trouvait dans un endroit alors préservé, sur la côte normande à Cabourg. Depuis, les vandales de l’immobilier étant passés par là, elle a disparu, remplacée par de hideux ensembles immobiliers. Heureusement il m’en reste le souvenir et le rappel à l’œuvre poétique immortelle d’Edgar Allan Poe.

Vers la chute

Pendant toute une journée d’automne, journée fuligineuse, sombre et muette, où les nuages pesaient lourds et bas dans le ciel, j’avais traversé seul (…) une étendue de pays singulièrement lugubre.

Génial texte écrit par Edgar Allan Poe (1809 – 1849) et tout aussi génialement traduit par Charles Baudelaire (1821 – 1867).

Beaucoup moins exotique

Au cours d’espagnol du jeudi matin. N’en déplaise aux tenants du jeunisme, c’est un visage tout aussi intéressant que le précédant. Mais c’est de mémoire et donc pas très ressemblant. C’est plutôt un portrait composite à partir de plusieurs personnes, car l’original est évidemment beaucoup mieux.

Minou

Le compagnon de jeux et garde-du-corps de Tarzanne. Un splendide félidé qui fait réfléchir. Ce qui peut expliquer la rareté des interviews de la désormais femme-singe, dans la presse féminine et people (comme on dit dans le jargon journalistique connecté).