Innovation

Système d’acquisition de données par photographie aérienne. Cet appareillage complexe et un peu obsolète, a été déniché lors d’une récente braderie de la NASA (National Aeronautics and Space Administration). Il reste néanmoins très utile pour découvrir les sites archéologiques du passé, avant que le présent ne nous saute à la figure. Quant au futur, les paris restent encore ouverts, mais la cote est très basse.

Le grand cheval

Cette photo aérienne montre le cheval blanc d’Uffington dans le comté d’Oxfordshire en Angleterre, qui mesure 111 m de long et est gravé sur une colline de craie, au-dessus du villa du même nom. Les fouilles archéologiques basées sur la technique de la luminescence par stimulation optique, ont permis de dater la figure vers 1200 avant J.-C., soit à la fin de l’âge du bronze et au début de l’âge du fer. À proximité du site, se trouve la citadelle de l’âge du fer d’Uffington Castle. La situation du cheval à flanc de colline, le rend visible à plusieurs kilomètres à la ronde. On ne connait toujours pas sa « fonction ».

Canicule

Une bonbonne d’eau fraîche attend les saisonniers qui, au-delà de l’horizon, travaillent dans les champs sous un soleil implacable. Les bobos de la gauche caviar qui ne cessent de dénigrer les paysans, lesquels, d’après eux, paressent grâce aux subsides de l’Europe, devraient échanger leurs vacances au Club Méd pour un stage de travaux d’intérêt général dans les champs. Cela leur remettrait les idées en place.

Papillon tropical

Ce lépidoptère diurne appartient à la famille des Morphidae, qui se caractérisent par un vol extrêmement puissant, dû à la grande taille de leurs ailes. L’éclat et les couleurs de ces dernières, font de ces papillons des spécimens très séduisants pour les collectionneurs et les Européennes élégantes. Les Égyptiens de l’Antiquité, faisaient une analogie entre l’âme humaine et l’insecte ailé émergeant de sa chrysalide.

Les volets bleus

C’était une ferme abandonnée sur le versant nord du Lubéron. Les murs de la vieille bâtisse, en mauvais état, étaient uniformément recouverts d’un enduit grisâtre, grossièrement parsemé d’éclats de pierres, qui donnait un effet assez sinistre. Mais, telle une île déserte au milieu de l’océan, l’une des fenêtre était fermée par des volets bleus, qui conférait à l’ensemble un aussi insolite qu’étrange éclat de gaieté.

Ça pique

Les Pompiles ou Pompilidae sont des guêpes solitaires appartenant à une vaste famille qui compte plus de 5000 espèces à travers le monde. La guêpes solitaire, contrairement aux autres hyménoptères sociaux (fourmi, abeille, frelon), vit et travaille seule. Facilement reconnaissable par sa « taille de guêpe », le thorax et l’abdomen étant nettement délimités et même séparés, à se demander comment ça tient. La guêpe solitaire est un parasitoïde qui a besoin d’un hôte dans lequel elle pond ses œufs et qu’elle maintient en vie afin que les œufs se développent. Il n’y a pas de danger à proximité d’un nid de guêpe solitaire, car ce nid est habité exclusivement par des larves et des insectes paralysés. La guêpe solitaire n’est ni agressive ni dangereuse, car son dard est trop court pour traverser la peau.

Libellule de Rorschach

Cet odonate est une Libellule déprimée , Libellula depressa – famille des Libellulidae, sous-ordre des anisoptères. Cette espèce commune en Europe, découverte et répertoriée en 1768 par le grand naturaliste suédois Carl von Linné, se rencontre surtout en plaine et vole de la fin avril au début août. La libellule « déprimée » doit son nom, non pas à une baisse de son moral, mais à son abdomen plat et large (en latin « depressus » signifie « aplati), atypique chez les odonates.

Poste aérienne

Comme dans la chanson, nous parlons « d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître ». Cette époque où l’on s’envoyait des lettres qui, grâce à la poste, traversaient la planète et apportaient des pensées affectueuses à ceux que l’on appréciait. Aujourd’hui, ce sont les messages désincarnés par SMS, autant dire presque RIEN.

Hélicoptère

Ce n’est pas un papillon, mais un spécimen botanique d’un aérodynamisme parfait, dont le nom est une samare (du latin samarum, semence). Il s’agit d’un fruit sec indéhiscent, muni d’une excroissance en forme d’aile membraneuse. La forme de l’aile a pour fonction d’aider à la dissémination du fruit. Ce mode de dispersion des graines, utilisant l’air et le vent, s’appelle l’anémochorie. La samare double ou disamare (qui dérive d’un ovaire à deux carpelles) est le fruit des érables (Acéracées). Comme j’en ai dans mon jardin, je me demande comment j’ai pu vivre, jusqu’à présent, sans savoir ça. En tout cas, j’ai désormais un sujet pour briller en société.

La métamorphose

Il ne vivait que pour sa collection d’insectes qui, il fallait le reconnaître, était l’une des plus remarquables du pays. Cette passion sans limite semblait, avec le temps, avoir affecté son apparence physique qui le faisait, irrémédiablement ressembler à un étrange coléoptère.