Sculpture

Grand nu à la plage des Aresquiers, œuvre posthume de Picasso, qui dans certaines monographies sur l’artiste, s’appelle aussi Catherine au bain de soleil. Les exégètes du protéiforme Pablo, se perdent en conjonctures sur  la véritable identité de cette neuvième – et jusqu’alors inconnue – muse. Il avait en effet déjà baptisé Eva celle qui s’appelait Marcelle, ce prénom ne faisait pas très moderne et surtout évoquait les peu élégants tricots de peau sans manches que durant toute sa vie, il s’est obstiné à porter au grand dam de ses successives compagnes.

L’Adorée

Portrait de Dora Maar, compagne et muse de Picasso de 1936 à 1944, qui a été une de ses périodes de création les plus fécondes. Malgré un corps de déesse antique qui inspira  à Pablo de nombreux dessins et tableaux d’un érotisme frontal, elle était psychofrigique et aura, durant leur relation, subi passivement les assauts de son minotaure.  Photographe médiocre, elle a néanmoins réussi le reportage photo sur la création du tableau Guernica en 1937.

Le Minotaure

Portrait du peintre Pablo Picasso, grand prédateur sexuel, aux nombreuses conquêtes féminines. Huit compagnes officielles (Fernande, Eva, Olga, Marie-Thérèse, Dora, Françoise, Geneviève, Jacqueline). A  l’époque cela ne gênait personne, aujourd’hui il serait sûrement attaqué par ses « victimes » plus ou moins affabulatrices et plus ou moins consentantes, mais déçues par l’insuffisance des avantages obtenues. L’histoire de l’Art du XX ème siècle l’a échappé belle, car au contraire cela a stimulé sa formidable puissance créatrice.