Hélicoptère

Ce n’est pas un papillon, mais un spécimen botanique d’un aérodynamisme parfait, dont le nom est une samare (du latin samarum, semence). Il s’agit d’un fruit sec indéhiscent, muni d’une excroissance en forme d’aile membraneuse. La forme de l’aile a pour fonction d’aider à la dissémination du fruit. Ce mode de dispersion des graines, utilisant l’air et le vent, s’appelle l’anémochorie. La samare double ou disamare (qui dérive d’un ovaire à deux carpelles) est le fruit des érables (Acéracées). Comme j’en ai dans mon jardin, je me demande comment j’ai pu vivre, jusqu’à présent, sans savoir ça. En tout cas, j’ai désormais un sujet pour briller en société.

La métamorphose

Il ne vivait que pour sa collection d’insectes qui, il fallait le reconnaître, était l’une des plus remarquables du pays. Cette passion sans limite semblait, avec le temps, avoir affecté son apparence physique qui le faisait, irrémédiablement ressembler à un étrange coléoptère.

Plutôt inquiétant

Le Sphinx à tête-de-mort ou Acherontia atropos est un lépidoptère nocturne de la famille des Sphinigidae, présent principalement en Europe, Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Ce grand papillon migrateur est connu pour le motif de son thorax qui dessine un crâne humain. C’est le lépidoptère européen le plus lourd (15 g pour une femelle adulte) et le plus grand après le Grand paon de nuit, son envergure moyenne est de 13 cm. Il est capable de produire un cri ressemblant au crissement du liège, évoquant pour les uns, l’expression de la douleur, le gémissement d’un enfant, ou pour les autres un signe de chagrin. Les esprits forts vous diront que c’est de l’ignorance ou de la superstition, mais on ne sait pas tout sur nos liens avec la nature.

Papillon Lune

Dont le nom scientifique est Actias luna, lépidoptère nocturne de la famille des Saturniidae. D’une envergure de 8 à 11,5 cm, il se caractérise par une coloration verte et des ocelles blanches sur les ailes antérieures et postérieures. On trouve cette espèce dans les milieux boisés avec une préférence pour les forêts bien drainées. Les adultes sont attirés par la lumière. Présent en Amérique du Nord, du nord du Mexique jusqu’aux Grandes Plaines des USA et au Canada, de la province de la Saskatchewan jusqu’à celle de la Nouvelle-Écosse. Selon les régions, ce papillon peut produire plus d’une génération (jusqu’à trois) par année. Ce beau lépidoptère est une mite, dont les chenilles ravagent les arbres à feuilles caduques

Papillon imaginatif

Il s’agit d’un Erycina licarcis, un papillon diurne de la famille des Saturniidae, que l’on trouve en Amérique du Sud (du Mexique au Pérou). L’espèce est représentée pour la 1ère fois dans les Annales de la Société Entomologique de France en 1832. Dans le passé, les représentations des lépidoptères basées sur des gravures sur bois ou sur cuivre, étaient quelque fois grossières, mais étaient accompagnées de textes qui laissaient la place à l’imagination.

Papillon imaginaire…

… ou presque. Il s’agit d’un Ituna phenarete, un papillon diurne de la famille des Nymphalidae, originaire d’Amérique du Sud. Le nom scientifique de l’espèce a été publié pour la 1ère fois en 1847 par Edward Doubleday, entomologiste « amateur » qui s’est principalement intéressé aux lépidoptères. Il est surtout connu pour avoir participé à l’encyclopédie « The General of Diurnal Lepidoptera » avec John Obadiah Westwood, que nos lecteurs attentifs et érudits connaissent déjà.