Très impressionnant

Le Lucane cerf-volant, Lucanus cervus, doit son nom vernaculaire aux imposantes pièces buccales du mâle qui rappellent les bois de cerf. Malgré leur taille, ce sont cependant les mâchoires plus petites de la femelle qui pincent le plus. Un si remarquable spécimen, évoque l’une des plus célèbres histoires d’Edgar Poe, Le Scarabée d’Or.

« L’insecte qu’il laissait filer apparaissait maintenant au bout de la ficelle, et brillait comme une boule d’or brunie aux derniers rayons du soleil couchant »

En couleurs

Les Morphidae sont de somptueux papillons des contrées tropicales, se caractérisant par un vol exceptionnellement puissant, grâce à la grande taille de leurs ailes, dont l’éclat et les couleurs, font de ces lépidoptères, la passion des collectionneurs. La métamorphose du cycle de vie des lépidoptères, fait l’objet d’une grande fascination depuis la plus lointaine Antiquité. Les Égyptiens faisaient une analogie entre l’âme humaine et l’insecte ailé émergeant de sa chrysalide.

Portrait anonyme

La belle, venue par les USA en vacances d’été en France, était d’origine sud américaine, elle travaillait pour le premier producteur de tabac de son pays, où elle s’occupait du « marketing ». Par chance, elle ne fumait pas et avait d’autres qualités dont un intérêt certain pour la culture française ce qui la rendait encore plus sympathique.

Pas si pacifique

Le Trémex colombe – Tremex columba est un insecte de la famille des Ciricidae, proche parent des guêpes, mais inoffensif car il ne possède pas de dard. Présent en Amérique du Nord, il peut mesurer jusqu’à 5 cm de long. Il pond ses œufs sous l’écorce des arbres et se nourrit de leur sève. Les femelles adultes utilisent un ovipositeur pour injecter dans le bois dur, leurs œufs accompagnés d’un champignon qui pré-digère le bois pour les larves. La larve de trémex, perce les tiges de l’arbre, ce qui affaiblit l’hôte. En grand nombre, c’est un ravageur forestier. Classifié par le grand savant naturaliste suédois Carl von Linné, en 1763.

Dur au mal

L’entomologiste américain Justin Orvel Schmidt (1947-2023) est le créateur d’une échelle de pénibilité des piqûres d’Hyménoptères, allant de 1 pour les petites abeilles (douleur légère et éphémère) à 4 pour les guêpes Pepsis et Synoeca (douleur fulgurante, féroce, électrique). La fourmi Paraponera, dite « Balle de fusil », dont la douleur extrême va au-delà de la torture est notée 4+. Sachant que le savant s’est volontairement fait piquer et, sûrement, à de nombreuses reprises par toutes les bestioles qu’il a classifiées, on ne peut que saluer son grand courage.

Redoutable !

En Amazonie, une règle d’or : ne jamais s’appuyer sur un arbre. Outre les réactions cutanées provoquées par certains végétaux, le risque est de mettre la main sur un serpent, une araignée ou… une fourmi « Balle de fusil » dont le nom scientifique est Paraponera clavata et le nom local Conga. Elle se distingue par sa grande taille (2 à 3 cm). Très agressive, sa piqûre est une torture, comparable, d’après les spécialistes des hyménoptères, à « marcher sur des braises avec un clou de sept centimètres planté dans le talon » (sic). La douleur, accompagnée parfois de spasmes, se répand dans tout le membre touché et elle dure jusqu’à 24 h !