La Terre célèbre la venue des représentants des exoplanètes.
Ici la Terre
Les terriens parlent aux terriens. Le messager est passé et le message a été délivré, mais on ne comprend toujours pas ce qu’il voulait dire.
Inquiétude astronomique
Un satellite d’observation en vadrouille aux confins de notre système solaire, a fortuitement photographié et analysé l’astéroïde interstellaire qui avait, il y a plus d’un an, provoqué l’euphorie béate des astronomes du monde entier. En effet, on est très loin du « petit » caillou qui voyageait fortuitement à travers la galaxie. L’objet a sérieusement grossi, il ne mesure plus 400 m mais 4 kilomètres ! Ce n’est pas un rocher inerte, mais une structure d’un métal inconnu aux protubérances inquiétantes pour ne pas dire menaçantes. Il se trouve à 300 millions de kilomètres de la Terre, ce qui n’est pas si loin, car il fonce vers nous à la vitesse de 140 000 km/h. Alors, messieurs les astronomes, c’est le moment ou jamais de savoir TRÈS VITE , ce que votre « messager » vient nous dire.
Évènement astronomique
La communauté mondiale des astronomes est en pleine euphorie, après la récente découverte d’un astéroïde venu des tréfonds de l’espace et qui a été repéré par l’observatoire du Haleakala à Hawaï . Répertorié A/2017U1 et baptisé du curieux nom d’Oumuamua, qui veut dire « messager » en langue hawaïenne, l’objet interstellaire est une roche inerte de forme oblongue, comme un cigare ou une baguette de pain, ayant une longueur de 400 m. Venu de la constellation de la Lyre, le petit astéroïde s’est approché fortuitement de notre système solaire, et devrait s’en éloigner définitivement en direction de la constellation de Pégase. Comme l’a alors déclaré un éminent astronome : « Ce messager vient nous dire quelque chose. Quelque chose de potentiellement très important, mais on ne voit pas encore de quoi il s’agit » . Nous voilà bien avancés !
Algorithme de Babylone
Cette petite tablette d’argile, d’un diamètre de 8 cm et désignée du patronyme évocateur de YBC 7289, est la plus ancienne représentation connue de la valeur de la racine carrée de 2. Elle vient de Mésopotamie et date de -1900 à -1600 ans avant J-C. On ne sait pas qui l’on doit admirer le plus, les Mésopotamiens dont la précision de calcul phénoménale est de l’ordre du millionième de décimale, ou les savants assyriologues actuels qui ont décrypté cet objet énigmatique. Il est peu probable que nos clefs USB ou cartes-mémoire, aient une longévité qui puisse rivaliser avec ces tablettes d’argile aux inscriptions cunéiformes, apparues au IVème millénaire avant notre ère. On en reparlera dans 5000 ans.
Fossile 2
Empreinte de langouste géante dans le calcaire du Jurassique, période du Mésozoïque qui, comme chacun le sait, se situe entre le Trias et le Crétacé, et date de -205 à -135 millions d’années.
Fossile
Grosse crevette amoureuse, prise dans de l’ambre de l’Oligocène, période du Cénozoïque qui, comme chacun le sait, se situe entre l’Éocène et le Miocène , et date de -34 à -23,5 millions d’années. Nous ne sommes pas les premiers sur Terre et comme c’est parti, nous ne seront sûrement pas les derniers.
Bunker 2
A l’intérieur, une brutale fraîcheur le saisit et sur l’instant, il faillit renoncer à aller plus avant. Mais, malgré la froideur du béton et de l’acier, il émanait de l’intérieur de la construction une pulsation qui l’attirait irrésistiblement. Et puis il se sentit comme dans un sous-marin, à l’abri du monde extérieur et devenu soudain redoutable. Alors, après un dernier coup d’œil à la plage qui semblait s’éloigner, il s’enfonça dans les profondeurs de la forteresse.
Bunker
Sous la lumière impitoyable du soleil au zénith, la construction paraissait encore plus menaçante mais aussi fascinante. La forme étrange de ce bloc de béton et d’acier, évoquait une guerre lointaine dont les combattants, aujourd’hui disparus, s’étaient comme évanouis dans les dunes. Le murmure du crissement des grains de sable sous les pieds, augmentait tandis qu’il s’approchait de l’ouverture dont l’ombre bienfaisante, l’attirait inexorablement.
Ire à l’Opéra
Samedi soir à l’opéra, les spectateurs du premier rang ont manifesté leur colère à l’encontre d’un spectateur du rang derrière le mien, qui avait été pris de quintes de toux persistantes. Le malheureux qui n’arrivait pas à s’arrêter, a dû sortir piteusement sans avoir la présence d’esprit d’annoncer qu’il venait de Wuhan en Chine, ce qui aurait sûrement provoqué l’évacuation immédiate de l’ensemble de la salle. En cette période de récession, les cantatrices sont devenues filiformes et n’ont plus les rondeurs appétissantes d’autrefois. Triste époque.