Géant amérindien

Encore un photo aérienne. Cette gravure de plus de 50 m de long, est incrustée dans le plateau qui surplombe la rivière Colorado, au nord de la petite ville de Blythe dans le sud-est de la Californie. Outre ce géant, on trouve dans les environs immédiats cinq autres géoglyphes, que l’on ne peut voir en entier que d’avion, elles n’ont été découvertes que dans les années 1920. Selon une légende commune à plusieurs tribus indiennes du Colorado, cette figure géante représente Mastamho, le dieu créateur. Elle est gravée dans le sédiment sombre du sol et dévoile la sous-couche rocheuse plus claire. Sa datation est incertaine, entre le Xème et le XVIII siècle après J.-C. Les traces de passages de véhicules à la surface du sol, confèrent à l’ensemble une dimension cosmique.

Géant bucolique

Autre photo aérienne montrant le géant qui trône dans la verte campagne de Grande-Bretagne, au-dessus du petit village de Cerne Abbas dans le Dorset. Cette figure de craie de plus de 55 m depuis le haut de la massue jusqu’aux pieds, est l’une des plus célèbres d’Angleterre. Son origine est mystérieuse. S’agit-il d’un symbole de fécondité ou la représentation d’un Hercule mi-romain, mi-celtique ? En l’état actuel des connaissances, il est estimé qu’il a été tracé au XVIIème siècle. Ce qui nous paraît anachronique, tant du point de vue du style graphique, que de la référence implicite à la statuaire de la Rome antique, dont plusieurs empereurs ont encouragé le culte du héros demi-dieu de l’Antiquité gréco-romaine.

Innovation

Système d’acquisition de données par photographie aérienne. Cet appareillage complexe et un peu obsolète, a été déniché lors d’une récente braderie de la NASA (National Aeronautics and Space Administration). Il reste néanmoins très utile pour découvrir les sites archéologiques du passé, avant que le présent ne nous saute à la figure. Quant au futur, les paris restent encore ouverts, mais la cote est très basse.

Le grand cheval

Cette photo aérienne montre le cheval blanc d’Uffington dans le comté d’Oxfordshire en Angleterre, qui mesure 111 m de long et est gravé sur une colline de craie, au-dessus du villa du même nom. Les fouilles archéologiques basées sur la technique de la luminescence par stimulation optique, ont permis de dater la figure vers 1200 avant J.-C., soit à la fin de l’âge du bronze et au début de l’âge du fer. À proximité du site, se trouve la citadelle de l’âge du fer d’Uffington Castle. La situation du cheval à flanc de colline, le rend visible à plusieurs kilomètres à la ronde. On ne connait toujours pas sa « fonction ».

Canicule

Une bonbonne d’eau fraîche attend les saisonniers qui, au-delà de l’horizon, travaillent dans les champs sous un soleil implacable. Les bobos de la gauche caviar qui ne cessent de dénigrer les paysans, lesquels, d’après eux, paressent grâce aux subsides de l’Europe, devraient échanger leurs vacances au Club Méd pour un stage de travaux d’intérêt général dans les champs. Cela leur remettrait les idées en place.

Papillon tropical

Ce lépidoptère diurne appartient à la famille des Morphidae, qui se caractérisent par un vol extrêmement puissant, dû à la grande taille de leurs ailes. L’éclat et les couleurs de ces dernières, font de ces papillons des spécimens très séduisants pour les collectionneurs et les Européennes élégantes. Les Égyptiens de l’Antiquité, faisaient une analogie entre l’âme humaine et l’insecte ailé émergeant de sa chrysalide.

Les volets bleus

C’était une ferme abandonnée sur le versant nord du Lubéron. Les murs de la vieille bâtisse, en mauvais état, étaient uniformément recouverts d’un enduit grisâtre, grossièrement parsemé d’éclats de pierres, qui donnait un effet assez sinistre. Mais, telle une île déserte au milieu de l’océan, l’une des fenêtre était fermée par des volets bleus, qui conférait à l’ensemble un aussi insolite qu’étrange éclat de gaieté.

Ça pique

Les Pompiles ou Pompilidae sont des guêpes solitaires appartenant à une vaste famille qui compte plus de 5000 espèces à travers le monde. La guêpes solitaire, contrairement aux autres hyménoptères sociaux (fourmi, abeille, frelon), vit et travaille seule. Facilement reconnaissable par sa « taille de guêpe », le thorax et l’abdomen étant nettement délimités et même séparés, à se demander comment ça tient. La guêpe solitaire est un parasitoïde qui a besoin d’un hôte dans lequel elle pond ses œufs et qu’elle maintient en vie afin que les œufs se développent. Il n’y a pas de danger à proximité d’un nid de guêpe solitaire, car ce nid est habité exclusivement par des larves et des insectes paralysés. La guêpe solitaire n’est ni agressive ni dangereuse, car son dard est trop court pour traverser la peau.

Libellule de Rorschach

Cet odonate est une Libellule déprimée , Libellula depressa – famille des Libellulidae, sous-ordre des anisoptères. Cette espèce commune en Europe, découverte et répertoriée en 1768 par le grand naturaliste suédois Carl von Linné, se rencontre surtout en plaine et vole de la fin avril au début août. La libellule « déprimée » doit son nom, non pas à une baisse de son moral, mais à son abdomen plat et large (en latin « depressus » signifie « aplati), atypique chez les odonates.

Poste aérienne

Comme dans la chanson, nous parlons « d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître ». Cette époque où l’on s’envoyait des lettres qui, grâce à la poste, traversaient la planète et apportaient des pensées affectueuses à ceux que l’on appréciait. Aujourd’hui, ce sont les messages désincarnés par SMS, autant dire presque RIEN.