Comment peindre un nuage, cela parait fortiche, mais c’est basique comme technique. La seule chose que j’ai apprise lors d’un stage d’aquarelle et encore c’était le premier jour, le reste la semaine, cela a ronronné paresseusement. La prof était tellement nulle, qu’elle n’a jamais montré ce qu’elle faisait. Apparemment cela ne gênait pas les rombières qui revenaient chaque année.
Sur le trottoir
C’était une belle et élégante italienne qui, de bon matin, faisait le trottoir sous mes fenêtres. Je suis allé la voir de près, elle avait pas mal de kilomètres au compteur.
Déconfinement
A chacun sa méthode ! Vu que les autorités ne nous en accordent pas beaucoup, il faut improviser.
Dommage collatéral
D’après un très récent sondage, réalisé par une officine de marchands d’illusions bien connue, et qui est paru dans la presse, à cause ou grâce (cela dépend de quel point de vue on se place) au confinement, de plus en plus de femmes ont abandonné leur soutien-gorge. Ce que ne dit pas cette enquête, fondamentale en cette période troublée, c’est qu’elles ont aussi abandonné leur culotte, en raison de la pénurie de masques de protection. Alors nous posons la question, qui a pu commander et accepter de payer pour une telle ineptie, relayée par une pseudo philosophe du sein (sic) dont le nom de famille, ça ne s’invente pas, est Froideveau ? En tout cas, côté esthétique, bonjour les dégâts.
La répétition
Le début du déconfinement n’est vraiment pas folichon. Objectivement on ne peut pas dire qu’on s’éclate beaucoup dans les rues, ce n’est plus le couvre-feu, mais c’est toujours l’occupation. Alors, grâce à internet, la voisine du dessus continue de s’entraîner, en attendant des jours meilleurs pour pouvoir aller danser. Sois indulgent.
Fenêtre sur cour
Vers la fin du confinement, nous avons eu des journées quasi estivales que la voisine du rez-de-chaussée de l’immeuble, a mis à profit pour exposer ses indéniables charmes aux ardents rayons du soleil. Jouant le rôle de James Stewart dans « Fenêtre sur cour », le célèbre film de Hitchcock, j’ai sorti mon appareil photo avec un puissant téléobjectif. Et voilà le résultat !
Portrait de Madame X
Il s’agit de Mme Pierre Gautreau, née Virginie Amélie Avegno, une américaine expatriée qui avait épousé un banquier parisien et qui était réputée pour sa grande beauté dans le Paris des années 1880. Ce remarquable portrait (pas ce dessin évidemment, mais le tableau original) a été peint par John Singer Sargent. Lorsqu’il fut exposé au Salon de Paris en 1884, le tableau fit scandale car dans sa première version, il montrait Mme X avec une des bretelles de sa robe qui avait glissé de son épaule. Sargent remit la bretelle en place, mais le mal était fait et l’affaire mit fin à sa carrière parisienne, ce qui le contraignit à déménager, peu après, à Londres où il relança sa carrière de portraitiste mondain en Grande-Bretagne et aux USA. Le Portrait de Madame X a été vendu au Metropolitan Museum of Art de New York en 1916, après la mort de Mme Gautreau.
Intérieur idéalisé
Autre exercice pour oublier la minable réalité de la location à la montagne. Un intérieur chaleureux, baigné par une douce lumière tropicale. Avec au mur, une tapisserie inspirée par Sonia Delaunay. Le téléviseur a disparu, car il est devenu inutile, tant on est trop bien. Et puis, si c’est pour revoir pour la x-ième fois, « Jésus chassant les marchands du Temple », en plus, en noir-et-blanc. Non !
Intérieur montagnard
C’était une location d’été à la montagne. Sans luxe et chichement meublée de rossignols obsolètes et moribonds, avec en prime, une TV en noir-et-blanc qui avait dû gagner un concours de design à l’époque du roi Hérode. Pour couronner le tout, il ne faisait pas beau et par la porte-fenêtre, on apercevait quelques sapins étiques qui s’enrhumaient sous une bruine persistante. Alors j’ai changé tout ça en une location au bord de la mer. Cela fait tout de suite plus pimpant, mais en gardant le téléviseur trop vintage.
Imagine
John Lennon, l’un de co-fondateurs des Beatles, est né en 1940 et aurait donc cette année 80 ans, s’il n’avait pas été assassiné en 1980, à l’âge de 40 ans. Ses chansons qui lui survivront encore très longtemps, nous faisaient rêver d’une Angleterre semblable à un immense gazon parsemé de cabines téléphoniques rouges, tandis que dans le ciel, égayé de rondeurs nuageuses suggestives, passait un sous-marin jaune qui jouait La Marseillaise. All you need is love !